Une statue antique d'Auguste issue de la collection Torlonia accueille les visiteurs dans ce palazzo des années 1930 restauré sur la Piazza Augusto Imperatore. Antonio Citterio et Patricia Viel ont orchestré des intérieurs parés de marbres précieux—brocatelle jaune, jaspe rouge du Soudan, blanc Taj Mahal du Brésil. Le spa de 1 500 mètres carrés déploie sa piscine en mosaïque Bisazza sous des colonnes de marbre baignées de lumière colorée, tandis que La Terrazza embrasse Rome jusqu'à Saint-Pierre. Le chef Niko Romito signe une cuisine italienne d'une grande finesse.
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Où Dormir
Dominant l'escalier de la Trinité-des-Monts, ce palazzo du XVIIIe siècle conjugue grandeur du Grand Tour et raffinement contemporain sous la direction artistique de Tommaso Ziffer et Olga Polizzi. Le bar Cielo offre un panorama à 360 degrés jusqu'à la basilique Saint-Pierre, tandis que le jardin géométrique de George Carter compose un écrin de verdure urbain. La table de Fulvio Pierangelini et le spa Irene Forte aux actifs siciliens complètent l'expérience.
Derrière une façade discrète de la Via del Babuino se déploient les jardins en terrasses où Picasso et Cocteau cueillaient jadis des oranges. Ce palazzo historique abrite un spa complet avec bain turc et bassin d'hydrothérapie marine, tandis que le Stravinskij Bar compose des mojitos au champagne et fraises. Le brunch dominical sur la terrasse du Jardin de Russie perpétue une tradition chère aux Romains.
L'ancienne école d'architecture de Rome abrite désormais ce boutique-hôtel de 27 chambres où Michele Bönan oppose reproductions de sculptures antiques et art contemporain sur fond de moulures dorées. Lits à baldaquin en palissandre et salles de bains en marbre italien rayé gris et blanc habillent les chambres, tandis que la suite JKMaster déploie cheminée de marbre et bibliothèque. Le JK Café, tout en teintes joaillières, attire les Romains avertis à deux pas de la Piazza di Spagna.
Premier hôtel de la maison Orient Express, ce palazzo du XVIIe siècle déploie sous la direction de Hugo Toro une élégance Art Déco sur fond de plafonds voûtés et de lustres de Murano. Les chambres évoquent les wagons-lits d'antan avec leurs malles en guise de chevets et leurs salles de bains en marbre Rosso Verona. L'atout majeur : une vaste terrasse panoramique offrant une vue saisissante sur le dôme du Panthéon, tandis qu'un speakeasy secret propose des cocktails inspirés des routes mythiques.
Le palazzo romain de César Ritz conserve son ascenseur en fer forgé de 1874, vestige fonctionnel d'une époque révolue. Une aile privée dotée de son propre ascenseur accueille les délégations officielles en quête de discrétion absolue, tandis que la suite Bottega Veneta séduit les esthètes par son design italien épuré. Chaque soir, le rituel du sabrage au Lumen Bar inaugure la nuit romaine, accompagné de notes de piano dans les salons dorés.
Le cinéaste Luca Guadagnino a métamorphosé ce palazzo du XVIe siècle en une adresse romaine d'exception, où l'architecture d'époque dialogue avec une vision contemporaine audacieuse. Les 26 chambres arborent mobilier sur mesure et œuvres originales, la suite Talìa dominant la ville depuis les toits. Un spa d'inspiration thermale romaine avec hammam précède le restaurant Tramae, où le chef Marco Coppola sublime les classiques italiens. Pour esthètes en quête de splendeur cinématographique.
Un sarcophage romain du IIIe siècle, reconverti en fontaine, murmure dans le patio de cet ancien couvent du XVIIe siècle, propriété familiale depuis les années 1960. La sphère de marbre d'Arnaldo Pomodoro trône dans le hall, des œuvres de Warhol et Burri jalonnent les couloirs. Moulures cintrées et panneaux marquetés Art déco habillent 78 chambres élégantes. Au sommet, le bar Etere offre une carte de vins d'exception; le brunch du San Baylon attire les Romains avertis.
Depuis 1893, six générations d'une même famille suisse veillent sur cette adresse mythique dominant la place d'Espagne, où un personnel d'une discrétion légendaire a su séduire Audrey Hepburn comme les célébrités d'aujourd'hui. Les 87 chambres déploient tapisseries, lampes vénitiennes et fresques dans un style grand hôtel, tandis que le penthouse Hassler propose majordome et étoffes Hermès. Au sixième étage, le restaurant étoilé Imàgo offre un panorama spectaculaire sur la ville ; le spa Amorvero et le Carmen's Bar, d'inspiration années 1940, parachèvent l'ensemble.
Pilier de l'hôtellerie romaine depuis 1889, l'Hotel Eden domine le quartier de la Via Veneto, celui-là même qui inspira La Dolce Vita à Fellini. Bruno Moinard et Claire Bétaille, architectes du Plaza Athénée parisien, y ont composé un décor art déco rehaussé de lignes contemporaines. La Terrazza offre une table étoilée face aux toits de Rome; l'Eden Spa propose hammams privatifs et soins Valmont. Détail complice: le bar secret de La Libreria, dissimulé derrière des miroirs.
Où Manger
Depuis sa terrasse dominant le Monte Mario, Rome tout entière se déploie dans un silence quasi irréel, décor à la hauteur de la cuisine étoilée d'Heinz Beck, aux commandes depuis 1994. La salle récemment repensée rend hommage à la capitale par ses marbres de Travertin et ses tons carmin. Le sommelier Marco Reitano guide les convives à travers une cave spectaculaire, tandis que Beck poursuit sa quête d'une gastronomie légère, privilégiant ingrédients durables et saveurs méditerranéennes affirmées.
Dans une salle aux tons bleutés et à l'éclairage tamisé, près de la Piazza del Popolo, le chef Daniele Lippi déploie une cuisine doublement étoilée où la seiche aux accents turcs s'impose comme plat signature. Deux menus dégustation — l'un centré sur les produits de la mer, l'autre enrichi de viandes — dialoguent avec une carte des vins forte d'un millier de références.
Sous les stucs et colonnades de la Villa Laetitia, édifice Art nouveau aux accents Renaissance et baroques, le chef Domenico Stile signe une cuisine méditerranéenne créative couronnée de deux étoiles Michelin. Ses racines campaniennes imprègnent des assiettes d'une précision technique aboutie, aux saveurs nettes et affirmées. La salle ouvre sur un jardin privatif longeant le Tibre, tandis qu'une carte des vins en deux volets privilégie les crus italiens.
Anthony Genovese condense quarante années d'explorations culinaires dans des menus dégustations à l'aveugle oscillant entre Italie et Japon—ses gyoza farcis à la finanziera piémontaise, nappés d'un bouillon évoquant la queue de bœuf à la romaine, cristallisent cette fusion maîtrisée. La salle intimiste répond aux standards du maître d'hôtel Matteo Zappile, tandis que le sommelier Luca Belleggia puise dans près de deux mille références pour accompagner chaque service.
Dans le sous-sol du H'All Tailor Suite, le chef Riccardo Di Giacinto déploie une cuisine romaine malicieusement revisitée au fil de deux salles contemporaines prolongées d'une terrasse estivale. Sa carbonara condensée en « résumé », ses cappelletti en bouillon sec et son tiramisù décliné en version salée — morue et pomme de terre — comme sucrée témoignent d'une technique inventive au service de la tradition.
Depuis cette terrasse suspendue, le Colisée s'impose en majesté, flanqué de la Domus Aurea et du monument à Victor-Emmanuel II. Le chef Giuseppe Di Iorio, étoilé Michelin, compose une cuisine oscillant entre classiques romains et accents campaniens, déclinée en quatre menus dégustation dont un végétarien. Couverte toute l'année, la terrasse accueille les convives quelle que soit la saison, pour un dîner face à l'histoire.
Sous les hauts plafonds d'un ancien atelier de carrossier, dans une ruelle animée du Trastevere, Glass Hostaria déploie la cuisine étoilée de Cristina Bowerman. Ses menus dégustation, dont une déclinaison végétarienne soignée, puisent dans la tradition du Latium pour mieux s'en émanciper vers l'invention. Une carte des vins approfondie et une sélection de spiritueux accompagnent ce cadre contemporain épuré, idéal pour une soirée gastronomique créative.
Questions Fréquentes
Quels quartiers romains privilégier pour visiter à pied ?
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Le Centro Storico permet de rejoindre à pied le Panthéon, la fontaine de Trevi et la Piazza Navona. Campo de' Fiori offre son marché matinal et un accès direct au Trastevere par le Tibre. Le secteur autour de la Piazza di Spagna relie facilement les jardins de la Villa Borghese et les boutiques de la Via del Corso.
Quelle est la meilleure période pour visiter Rome ?
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D'avril à juin, les températures sont agréables avant l'afflux estival et les fermetures d'août. Octobre et novembre offrent un climat doux et des files d'attente réduites. En août, la ville se vide de ses habitants—nombre de restaurants ferment—mais les rues restent tranquilles pour qui supporte la chaleur.
Quels sont les horaires des repas à Rome ?
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Le déjeuner se prend entre treize et quinze heures, le dîner rarement avant vingt heures trente. Les restaurants qui servent à dix-huit heures visent les touristes ; les Romains arrivent après vingt et une heures. Beaucoup d'établissements ferment entre les services, rouvrant vers dix-neuf heures trente. Le déjeuner dominical reste une institution familiale, et de nombreuses adresses ferment le dimanche soir et le lundi.
Destinations à Proximité
Explorer ItalieRome s'étend sur sept collines où vestiges antiques côtoient palais Renaissance et fontaines baroques. Le Centro Storico garantit la proximité du Panthéon et de la Piazza Navona, tandis que le Trastevere déploie ses ruelles pavées au sud du Tibre. Parioli et l'Aventin séduisent ceux qui recherchent le calme résidentiel à quelques minutes des sites majeurs. Les meilleurs hôtels occupent d'anciens couvents ou de grandes maisons Belle Époque le long de la Via Veneto, témoins de siècles de stratification architecturale.
La gastronomie romaine s'appuie sur la tradition plutôt que sur la rupture. Testaccio reste le bastion de la cuisine du quinto quarto—préparations d'abats héritées de l'ancien quartier des abattoirs—tandis que les restaurants gastronomiques proches de la Piazza di Spagna réinterprètent ces fondations avec une technique contemporaine. L'aperitivo bat son plein entre dix-neuf et vingt et une heures, des bars de Monti à ceux de Pigneto. Le café se boit debout au comptoir ; s'asseoir vous désigne immédiatement comme touriste.
