Derrière une façade néo-Renaissance de 1800, un relief Jugendstil reconstitué surplombe l'escalier central de cet établissement où le chef d'orchestre Zubin Mehta revient fidèlement et le prince Charles a séjourné dans la suite-tourelle. La terrasse panoramique offre une piscine chauffée face aux Alpes, tandis que Matsuhisa Munich — premier restaurant nippo-péruvien d'Allemagne — décline anticuchos et pétoncles au wasabi avec vue à 360 degrés. Minibar offert et hammam parachèvent l'expérience.
Explorer Munich
Où Dormir
Une piscine panoramique sous verrière couronne cet établissement de la Maximilianstrasse, dominant Munich depuis un complexe thermal avec hammam et sauna. La façade néoclassique signée Wilhelm Gottgetreu s'ouvre sur un hall coiffé d'un dôme de verre coloré, théâtre d'un afternoon tea mettant en vedette les créations du pâtissier Ian Baker. Service de majordome accessible à tous, 298 chambres mariant décor d'époque et technologie contemporaine.
Deux édifices historiques restaurés—l'ancienne Banque d'État de Bavière et le baroque Palais Neuhaus-Preysing—abritent cette adresse Rosewood à quelques pas de Marienplatz. Le spa Asaya déploie près de 1 300 mètres carrés sur deux niveaux, avec piscine à colonnades et soins Dr. Barbara Sturm. La Brasserie Cuvilliés propose une cuisine alpine contemporaine signée Caspar Brok, tandis que le Bar Montez distille jazz live et élégance rétro sous plafonds rococo.
Épousant les contours du Vieux Jardin Botanique, cet établissement Rocco Forte déploie une élégance contemporaine inspirée des palaces azuréens. Les chambres, parmi les plus spacieuses de Munich, s'ouvrent sur un panorama mêlant frondaisons et silhouette urbaine. Le spa complet — hammam, sauna, piscine intérieure — prolonge l'expérience, tandis que la Lenbachhaus et sa collection du Cavalier bleu s'atteignent en quelques minutes à pied.
Reconstruit dans les années 1950 par la famille Geisel selon une esthétique moderniste affirmée, cet établissement de Karlsplatz abrite une collection d'art contemporain remarquable et l'une des tables sud-américaines les plus réputées d'Allemagne. Le spa complète une offre destinée aux amateurs d'architecture, aux gastronomes et aux voyageurs en quête de bien-être raffiné à Munich.
Dans le quartier raffiné de Bogenhausen, cet établissement de 74 chambres appartenant à la famille Kuffler cultive un luxe classique assumé : bar lambrissé, restaurant élégant, jardin intérieur où l'on déjeune à ciel ouvert. L'espace bien-être propose hammam et sauna, tandis que les vélos de l'hôtel mènent à l'Englischer Garten en dix minutes. Une adresse prisée des amateurs de spectacle, à deux pas du Prinzregententheater et de la Philharmonie.
Sur la Marienplatz même, cette adresse réservée aux adultes de Geisel Private Hotels cultive l'intimité avec seulement 19 chambres. Le concept emprunte aux codes de la résidence privée : salon avec bibliothèque, cuisine ouverte servant petit-déjeuner et plats sur demande à toute heure, conciergerie permanente—le tout inclus. Une base raffinée pour qui recherche Munich sans l'effervescence des établissements conventionnels.
Trente suites rendent hommage aux titres de champion du FC Bayern dans cet hôtel-boutique raffiné, installé au sein du complexe FC Bayern World aux côtés d'Audi. Deux restaurants — l'un d'inspiration asiatique contemporaine, l'autre méditerranéen — complètent l'expérience. L'établissement accueille les animaux de compagnie et assure un service continu, séduisant autant les passionnés de football que les amateurs de design soigné.
L'ancienne Poste Royale de Bavière déploie sa façade Renaissance italienne en grès, classée monument historique, tandis que l'intérieur révèle verre, chrome et audace contemporaine. Le Spa Lagune séduit par ses mosaïques entourant la piscine couverte; les suites-maisonettes du huitième étage offrent plafonds mansardés et panoramas alpins. La brasserie Délice sert une cuisine française dont les croissants matinaux font référence—un raffinement inattendu à deux pas de la gare centrale.
Ancien palais où le roi Louis Ier recevait ses invités royaux, le Bayerischer Hof déploie 337 chambres aux styles multiples — Art déco signé Siegward Graf Pilati, tradition bavaroise par Hans Minarik, motifs anglais de Laura Ashley. En toiture, le Blue Spa conçu par Andrée Putman abrite piscine et sauna panoramiques, tandis que l'Atelier, doublement étoilé au Michelin, couronne quatre restaurants et cinq bars.
Où Manger
Trois étoiles Michelin couronnent l'audace de Jan Hartwig, qui revisite les classiques allemands—boulette de viande, Handkäs mit Musik—avec la rigueur de la grande cuisine française. Le menu en sept services émane d'une cuisine baptisée Labor der Liebe, ouverte sur la salle. La carte des vins, riche en magnums et millésimes d'exception, ravira les amateurs éclairés.
Dans la plus ancienne maison bourgeoise de Munich, où les chroniqueurs consignaient l'histoire de la ville dès 1552, Tohru Nakamura déploie un menu dégustation en huit ou dix actes tissant technique française et rigueur japonaise. Ses origines germano-nippones s'expriment dans un riz Koshihikari nappé de caviar de truite régionale et d'un beurre blanc au saké et à la fleur de sureau. Le sommelier Christian Rainer accompagne chaque service de Rieslings choisis avec soin.
Au premier étage de la mythique épicerie fine Dallmayr, Rosina Ostler déploie une cuisine bavaroise traversée d'influences françaises et nordiques. Queue de homard à la bière brune et chanterelles, chevreuil aux figues sauvages et brioche maltée : chaque assiette, présentée par les chefs en salle, témoigne d'une maîtrise récompensée par deux étoiles. La carte des vins, orchestrée par Julien Morlat, privilégie les grands crus de l'Ancien Monde.
Sous les lignes épurées signées Axel Vervoordt, l'Atelier du Bayerischer Hof déploie une cuisine contemporaine couronnée de deux étoiles Michelin. Valentin Krehl, longtemps second d'Anton Gschwendtner, orchestre désormais des menus en cinq ou sept services, accompagnés de cuvées issues d'une cave riche de quelque trois cents références. Le service, attentif sans jamais être guindé, convient aux tables d'affaires comme aux célébrations intimes.
À quelques pas de Marienplatz, le chef-patron Christoph Kunz décroche deux étoiles Michelin pour une cuisine d'épure radicale—chaque assiette construite sur trois composants choisis avec précision. Rouget portugais, petits pois croquants et bouillon mousseux au jalapeño fumé illustrent cette approche lors du menu quatre services au déjeuner ou huit services au dîner. Une table du chef offre une vue directe sur les cuisines.
Derrière sa façade iconique des années 1970, toute de rouge homard et noir truffe, le Tantris révèle la cuisine française classique doublement étoilée du chef Benjamin Chmura, tissée de contrastes texturaux et d'acidités précises. Son pigeon grillé au charbon s'accompagne d'une sauce aux fruits rouges d'une profondeur remarquable, tandis que les menus sept services se marient aux raretés de la cave servies au verre.
Dans un bâtiment historique de l'Englischer Garten, le chef Lukas Adebahr déploie une cuisine française contemporaine aux accents bavarois, récompensée d'une étoile et d'une Étoile Verte pour son engagement durable. Les ingrédients proviennent de fermes régionales ou du potager maison—coq aux asperges vertes et morilles illustre cette philosophie. Le décor alpin, sobre et chaleureux, marie bois, verre et lignes épurées.
Dans une élégante verrière aux lignes contemporaines, le chef Maximilian Moser déploie une cuisine étoilée aux accents internationaux, rythmée par les saisons. L'aubergine se décline avec sésame, grenade et main de Bouddha, tandis que le canard Poltinger s'accompagne de chou rouge et d'amandes. Menus dégustation en cinq à sept services ou carte flexible, propositions végétariennes incluses—un registre gastronomique complet aux portes de Munich.
Les jumeaux Klaas règnent en salle avec l'assurance de sommeliers accomplis, tandis que le chef Daniel Bodamer signe une cuisine méditerranéenne aux fondations classiques rehaussées d'inflexions internationales. Les places au comptoir dévoilent le ballet des assiettes ; la carte des vins privilégie bourgognes, rieslings allemands et une belle sélection de bulles. Étoilé Michelin, le lieu cultive une élégance décontractée résolument urbaine.
Dans le quartier populaire de Giesing, Florian Berger déploie une cuisine moderne ancrée dans le terroir bavarois—ravioles de sanglier et jaune d'œuf relevées de cacao et d'épine-vinette illustrent sa maîtrise technique. Le menu dégustation en six ou sept services, déclinable en version végétarienne sur réservation, s'accompagne d'accords au verre incluant des alternatives sans alcool. Sabrina Berger assure un service chaleureux, sans cérémonie superflue.
Questions Fréquentes
Quels quartiers de Munich privilégier pour un hôtel haut de gamme ?
+
L'Altstadt autour de la Maximilianstrasse et de la Résidence concentre les grands hôtels à distance à pied des musées majeurs. Bogenhausen, de l'autre côté de l'Isar, offre un cadre résidentiel plus calme avec des établissements disposant de jardins privés. Schwabing convient à ceux qui préfèrent la proximité des galeries et restaurants indépendants.
Quelle est la meilleure période pour profiter des restaurants à Munich ?
+
De la fin du printemps au début de l'automne, les terrasses le long de l'Isar et les jardins de brasseries sont à leur apogée. Septembre coïncide avec l'Oktoberfest, période où les réservations deviennent très difficiles. L'hiver séduit pour ses marchés de Noël et ses menus de saison mettant en valeur le gibier et les légumes-racines des fermes bavaroises.
Quels usages locaux faut-il connaître à table ?
+
La weisswurst, saucisse blanche traditionnelle, se mange uniquement avant midi — en commander le soir trahit le touriste. Le partage de table est courant dans les brasseries et restaurants décontractés ; attendez-vous à ce que des inconnus s'installent à côté de vous aux heures de pointe. Le pourboire avoisine dix pour cent, arrondi à la hausse plutôt que calculé précisément.
Destinations à Proximité
Explorer AllemagneCapitale de la Bavière, Munich impose ses paradoxes : les arcades Renaissance de la Maximilianstrasse côtoient le béton brut de la Pinakothek der Moderne, tandis que les traditions des brasseries cohabitent avec les tables étoilées de Lehel et Bogenhausen. La ville s'organise autour de l'Isar, le plan médiéval de l'Altstadt rayonnant depuis Marienplatz vers les quartiers résidentiels arborés de Schwabing et Haidhausen.
La scène gastronomique reflète la prospérité de la ville. Les wirtshäuser traditionnels servent weisswurst et bretzels jusqu'à midi pile — une coutume que les locaux respectent scrupuleusement. Les restaurants contemporains de Türkenstrasse et du quartier Glockenbach réinterprètent les produits bavarois avec ambition, tandis que le Viktualienmarkt demeure l'ancrage culinaire de la ville depuis 1807. Les bars d'hôtels cultivent la discrétion : fauteuils club, single malts, conversations feutrées.