Un funiculaire rouge cerise gravit près de 500 mètres jusqu'à ce refuge alpin légendaire où Audrey Hepburn trouvait autrefois retraite. Le domaine de 60 hectares déploie dix restaurants, un parcours de golf et un spa de 10 000 m² dont la piscine à débordement semble flotter au-dessus du lac des Quatre-Cantons. Les chambres oscillent entre style alpin contemporain avec cheminées traversantes et suites Belle Époque aux parquets en chevrons.
Où Dormir
Palace Belle Époque de 1906 surplombant le lac des Quatre-Cantons, cet établissement a conservé ses sols en damier de marbre et ses colonnes en scagliola rose tout en offrant 136 chambres dont la plupart disposent de balcons face au Rigi et au Pilate. La Colonnade, deux étoiles Michelin, met en lumière la cuisine française du chef Gilad Peled, tandis que Minamo propose un omakase pour huit convives. Le Spa Bellefontaine décline des soins à l'edelweiss formulés par le cofondateur de La Prairie.
Dominant le lac des Quatre-Cantons depuis les hauteurs du Bürgenstock, cette villa Art nouveau de 1905 ne compte que 23 chambres derrière sa façade alpine, rénovée dans un style résolument contemporain. La piscine à débordement chauffée semble flotter au-dessus des eaux, tandis que le restaurant en terrasse puise ses produits dans les fermes environnantes. Un salon avec cheminée et canapés en cuir prolonge les soirées; les familles disposent d'une salle de jeux et de peignoirs miniatures.
Accessible par téléphérique depuis la station de Stöckalp, ce refuge sur un haut plateau sans voiture offre depuis sa vaste terrasse un panorama saisissant sur le lac et les sommets environnants. Les 67 chambres adoptent une esthétique alpine contemporaine, tandis que le spa de 900 mètres carrés avec hammam et sauna assure une détente complète. Le restaurant Titschli propose une cuisine internationale et régionale appréciée des familles.
Depuis 1845, cinq générations de la famille Hauser veillent sur cette institution riveraine où Wagner et Churchill ont séjourné. Les 101 chambres au décor classique contemplent pour beaucoup le lac des Quatre-Cantons et les sommets environnants, panorama que l'on retrouve au spa du cinquième étage avec sauna et soins. VILLA Schweizerhof propose une cuisine régionale raffinée, tandis que la brasserie VICO séduit clientèle locale et voyageurs.
Intégré au complexe du Bürgenstock, cet établissement de 137 chambres contemporaines offre des vues alpines spectaculaires depuis chaque fenêtre. Le pôle bien-être impressionne par ses piscines intérieure et extérieure, son spa avec sauna et jacuzzi, et son centre médical attenant. Le Verbena Restaurant & Bar navigue entre cuisines moyen-orientale et française, tandis que les familles apprécient le club enfants, les ateliers chocolat et les cours de mixologie pour juniors.
Un funiculaire privé monte depuis les rives du lac des Quatre-Cantons jusqu'à cet édifice jaune et bleu, gardien fidèle de l'élégance Art déco avec ses parquets, motifs géométriques et couloirs rayés. Les balcons embrassent le lac cerné de sommets enneigés, le restaurant évoque un temple grec orné de reliefs mythologiques, et le Louis Bar vibre au son du jazz live. Une adresse pour esthètes avertis.
Ancien hospice de 1910 reconverti en hôtel de charme, le Cascada s'ancre dans le Neustadt de Lucerne, quartier animé où bat le pouls local. Ses 74 chambres arborent chacune le nom et l'esprit d'une cascade suisse, déclinant une esthétique alpine singulière. Au rez-de-chaussée, le restaurant Bolero propose tapas et paella dans une ambiance ibérique. L'établissement accueille volontiers les voyageurs accompagnés de leurs animaux.
Ancienne auberge de village devenue retraite lacustre raffinée, le Sonne Seehotel domine les rives du lac de Sempach depuis plus d'un siècle. Ses 42 chambres disposent toutes de loggias privatives, tandis que les suites séduisent par leurs baignoires extérieures tournées vers les Alpes. Des touches ludiques—lits pivotants dans les catégories supérieures—ponctuent un décor aux tonalités naturelles. L'été, le lido attire baigneurs et familles au bord de l'eau.
Jean Nouvel a conçu cet établissement de 30 chambres comme une ode au septième art : chaque plafond arbore un photogramme agrandi de classiques européens, de Dernier Tango à Paris à The Pillow Book. Intérieurs sombres aux tonalités masculines, parquets en teck, mobilier sur mesure en bois et acier, éclairages théâtraux. La Suite Bambou révèle un patio-jungle inattendu. Pour les esthètes en quête d'audace.
Où Manger
Sous les lustres Art Nouveau d'un palace centenaire bordant le lac, le chef Gilad Peled compose une cuisine française contemporaine couronnée de deux étoiles Michelin—ris de veau aux petits pois, morilles et ail des ours. Trois formules dégustation en trois, cinq ou huit services, dont une entièrement végétarienne, précèdent une visite des cuisines. Le chef sommelier Moritz Dresing orchestre les accords depuis une cave vitrée monumentale.
Ancien de la brigade d'Andreas Caminada, Dominik Hartmann défend ici une cuisine « brute, rustique, régionale » récompensée par deux étoiles Michelin et une Étoile Verte pour son approche durable. Les produits proviennent de petits producteurs locaux, sublimés dans un menu surprise entièrement végétarien. Baies vitrées ouvrant sur la vallée, pain maison addictif et belle carte de vins suisses complètent l'expérience.
Autour d'une cuisine ouverte, douze convives partagent un menu surprise en cinq services que le chef Christian Vogel compose au fil des saisons. Cette table étoilée, lovée au sein de Birdy's by Achtien, privilégie les produits régionaux suisses—saumon de Lostallo à la texture singulière, sorbet au thym de montagne et granité concombre-menthe—dans une atmosphère d'échange direct avec la brigade.
Depuis le premier étage du Centre de culture et de congrès, la salle offre une vue saisissante sur le lac des Quatre-Cantons. Le chef Maximilian Huber y développe une cuisine régionale d'une précision remarquable, nourrie par des liens étroits avec les producteurs locaux. La truite saumonée de Brüggli, foin des alpages et sureau illustre cette approche sensible. Étoilé Michelin et détenteur de l'Étoile Verte, l'établissement propose aussi un menu végétarien complet.
Huit convives seulement prennent place autour d'un comptoir ouvert où le chef façonne nigiri et créations sous leurs yeux, servant les huit temps de l'omakase à l'unisson. Cette table étoilée au Michelin, installée au Mandarin Oriental, cultive un minimalisme japonais rigoureux—lignes épurées, gestuelle précise, concentration absolue. L'accord saké accompagne chaque séquence. Réservation impérative pour accéder à ce rituel intimiste.
Les baies vitrées du Seerestaurant Belvédère ouvrent sur le lac des Quatre-Cantons, décor grandiose pour la cuisine française contemporaine du chef Fabian Inderbitzin, récompensée d'une étoile Michelin. Le soir, deux menus dégustation aux lignes épurées se déclinent chacun en version végétarienne. La terrasse surplombe l'eau, et cinq places au ponton accueillent les convives venus par bateau.
Dans un appartement au troisième étage à Stansstad, cette table étoilée cultive l'atmosphère d'un dîner chez un ami passionné de gastronomie. La cuisine ouverte place le chef Christoph Oliver Aebersold au centre de l'attention, tandis qu'Agron Tunprenkaj assure des accords mets-vins d'une justesse remarquable. Menus en cinq ou sept services, saumon au vin jaune, et terrasse panoramique face au Pilatus composent une adresse confidentielle et raffinée.
À 1 052 mètres d'altitude dans la Réserve de biosphère de l'Entlebuch, Stefan Wiesner pratique une cuisine alchimique nourrie par les montagnes, prairies et forêts environnantes. Son menu en neuf services se déploie comme un rituel où le feu règne, chaque plat précédé d'un récit, les convives participant au dressage final. Les couteaux, forgés sur place par son fils, ajoutent une dimension artisanale à cette cérémonie gastronomique étoilée.
Mitoyenne d'une galerie d'art à laquelle elle est reliée, cette table méditerranéenne cultive un même élan créatif. Sous un plafond en relief d'époque, lignes courbes et teintes nordiques composent un décor épuré où la cuisine ouverte dévoile ses gestes. Le soir, menus dégustation en trois, cinq ou sept services célèbrent les produits régionaux, tandis que la sœur du chef orchestre la salle et que cocktails et mocktails rythment le repas.
Dans une auberge de 1870 bâtie sur le domaine d'une ancienne abbaye cistercienne, Pascal Schwarz orchestre un petit salon gastronomique où se déploient des menus surprises de six à dix services. Sa cuisine moderne aux accents classiques privilégie les produits de saison. La terrasse contemple l'église monastique séculaire, tandis qu'un fumoir voûté en cave prolonge la soirée.
Questions Fréquentes
Quels quartiers de Lucerne offrent les meilleures options gastronomiques ?
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La vieille ville entre le pont de la Chapelle et le Weinmarkt concentre la majorité des restaurants traditionnels et bars à vins. L'Industriestrasse sur la rive sud s'est imposée comme pôle de cuisine contemporaine. Le quai Schweizerhof privilégie la restauration hôtelière, tandis que Tribschen propose des établissements de quartier plus intimistes.
Quelles spécialités régionales goûter à Lucerne ?
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Les poissons du lac — notamment l'Egli (perche) et le Felchen (corégone) — figurent sur la plupart des cartes, souvent poêlés au beurre. La Luzerner Chügelipastete, un vol-au-vent garni de veau et champignons en sauce crème, reste le plat signature. L'Älplermagronen, des pâtes alpines consistantes aux pommes de terre et fromage, témoigne de l'héritage pastoral montagnard.
Quelle est la meilleure période pour visiter Lucerne ?
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La fin du printemps offre un climat doux et l'ouverture des téléphériques sans l'affluence estivale. Septembre propose les menus de saison et le programme de musique classique du Festival de Lucerne. L'hiver transforme la vieille ville en marché de Noël illuminé, mais les hébergements se réservent des mois à l'avance. L'été garantit baignade dans le lac et repas en terrasse, mais coïncide avec le pic des groupes touristiques.
Destinations à Proximité
Explorer SuisseLa vieille ville s'étend depuis le pont de la Chapelle jusqu'à l'église des Jésuites, ses ruelles pavées bordées de maisons de corporations aux façades peintes et de fontaines Renaissance. Le quai Schweizerhof attire une clientèle établie vers les grands hôtels belle-époque, tandis que la rive sud près de Tribschen — où Wagner composa Tristan — conserve un caractère résidentiel plus discret. La Reuss divise la ville en quartiers distincts, chacun avec son propre tempo.
La scène gastronomique reflète les influences germaniques et italiennes, héritage de la route commerciale du Gothard. La cuisine de Wirtschaft — rösti, émincé zurichois, poissons du lac — constitue le socle local, mais une nouvelle génération de chefs propose des menus contemporains dans d'anciens espaces industriels reconvertis le long de l'Industriestrasse. La culture du café se concentre autour de la Hirschenplatz et des passages voûtés près du Weinmarkt, où le Kaffee und Kuchen de l'après-midi demeure une institution respectée.