Itsukushima — nom officiel de l'île — attire les pèlerins depuis le VIe siècle, époque de l'érection du torii vermillon sur les vasières de la mer intérieure de Seto. Le village principal s'étire le long de l'arcade Omotesando, rue piétonne étroite où les vendeurs de momiji manju cuisent leurs gâteaux en forme de feuille d'érable dans des échoppes ouvertes, tandis que l'odeur des huîtres grillées s'échappe des stands du front de mer. Au-delà de l'enceinte du sanctuaire, le mont Misen culmine à 535 mètres, accessible par téléphérique ou sentiers forestiers.
L'hébergement suit la tradition du ryokan : dîner kaiseki servi en chambre, futons déroulés sur tatamis, bains rotenburo face au torii illuminé à la tombée du jour. L'île impose un rythme contemplatif — ni voitures, ni vélos sur les chemins principaux. Le soir, quand les excursionnistes regagnent Hiroshima, les daims errent librement dans les rues désertes. Quelques torréfacteurs de café de spécialité ont investi des machiya reconverties dans les ruelles derrière la pagode Tahoto.