Sous la houlette de Claude Bosi, cette table perchée au sommet du Peninsula arbore deux étoiles Michelin et une maquette de Concorde suspendue au plafond, clin d'œil audacieux à l'univers de la vitesse. La cuisine cantonaise magnifie les produits britanniques — agneau du Lake District, encornet de Cornouailles — avec une finesse remarquable. Baies vitrées et terrasse panoramique achèvent ce tableau saisissant.
Explorer London Chinoise
Transplanté de Beyrouth à Marylebone, Mayha déploie son omakase saisonnier autour d'un comptoir en bois courbé où les chefs officient sous des luminaires arborescents diffusant une lueur feutrée. Les ingrédients nobles se succèdent avec une théâtralité assumée, les nigiri généreux constituant le cœur du repas. Un cadre raffiné, idéal pour un dîner en tête-à-tête ou une célébration intimiste.
Installé dans une ancienne banque aux volumes lumineux de St James's, Claro déploie une cuisine chinoise traversée d'accents méditerranéens et nord-africains. Le comptoir-bar, face à la cuisine semi-ouverte, offre un poste d'observation privilégié pour suivre l'élaboration de plats comme le sashimi de sériole au taboulé de freekeh. L'équipe, à la fois élégante et accessible, accompagne aussi bien un déjeuner d'affaires qu'un dîner décontracté.
Baptisé en hommage à la mère du fondateur, Dear Jackie occupe le sous-sol du Broadwick Soho, où soieries murales, assiettes peintes à la main et verre de Murano composent un décor intimiste propice aux dîners en amoureux. La cuisine chinoise, distinguée par le Michelin, y déploie une élégance visuelle égale à sa finesse gustative — une adresse de charme pour les couples en quête de raffinement.
Sur l'emplacement même où naquit la reine Élisabeth II, Lilibet's arbore un décor édouardien signé Russel Sage, tout en dorures et éclat. La carte célèbre les produits de la mer avec panache : huîtres, caviar, poissons entiers grillés à la flamme, mais aussi des raretés comme la tête de merlu ou l'orphie. Le Fish Triptych décline un poisson en version crue, grillée et en soupe, pour les palais curieux.
Dans une salle étroite du quartier Victoria, une clientèle fidèle de Londoniens, voyageurs et hommes d'affaires se retrouve autour d'une cuisine chinoise sans artifice. La brigade, formée aux techniques classiques, signe des assiettes d'une constance remarquable—cabillaud de Cornouailles accompagné d'anguille fumée, délice au chocolat et crumble de biscuit—récompensées par une Assiette Michelin. Les formules déjeuner et début de soirée affichent un excellent rapport qualité-prix.
Sous l'impulsion d'Endo Kazutoshi, cette adresse raffinée de Mayfair décline le katei ryōri nippon—l'art du repas familial partagé—tout en s'aventurant vers les saveurs chinoises. Deux salles s'opposent avec élégance : l'une feutrée, l'autre lumineuse avec son comptoir à sushi. Wagyu grillé au charbon, poissons d'une fraîcheur irréprochable et assiettes à partager composent la carte, tandis que le bar Nipperkin prolonge la soirée avec des cocktails soignés.
Le Lanesborough Grill déploie sa cuisine cantonaise dans un décor d'apparat victorien, où lambris dorés et lustres imposants composent un théâtre gastronomique rare à Londres. Distingué par une Assiette Michelin, l'établissement privilégie des produits de saison irréprochables, déclinés en assiettes raffinées. Les dîners du week-end s'accompagnent de musique live, conférant aux soirées une élégance supplémentaire.
Berenjak transpose l'atmosphère des échoppes à kabab de Téhéran dans un espace intimiste de Soho aux murs de brique apparente. Installé au comptoir face au tandoor et au mangal, le convive assiste à la préparation des kababs d'épaule d'agneau et d'aubergines calcinées à la braise. Distingué par un Bib Gourmand, l'établissement propose une cuisine persane généreuse dans une ambiance chaleureuse et animée.
Sur Caledonian Road, un chef originaire de Phuket perpétue les traditions culinaires du sud de la Thaïlande avec une maîtrise remarquable. Le moo hong, poitrine de porc confite jusqu'à une tendreté fondante, côtoie les kung sarong, crevettes enveloppées de nouilles de blé croustillantes. La salle colorée vibre d'une atmosphère chaleureuse, portée par des gins infusés maison et des cocktails audacieux.
Questions Fréquentes
Où se situe Chinatown et que peut-on y trouver ?
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Chinatown se concentre autour de Gerrard Street dans le West End, entre Leicester Square et Shaftesbury Avenue. Le quartier regroupe des rôtisseries cantonaises exposant canards laqués et char siu, des restaurants de dim sum, des boulangeries proposant egg tarts et pains à l'ananas, ainsi que des supermarchés spécialisés. L'animation est à son comble le week-end à l'heure du dim sum et particulièrement intense lors des célébrations du Nouvel An lunaire.
Quelles cuisines régionales chinoises trouve-t-on au-delà du cantonais ?
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Les restaurants sichuanais se sont solidement implantés, notamment aux abords de Chinatown et du côté d'Euston. On trouve également la cuisine hunanese avec ses viandes fumées et ses piments frais, les nouilles étirées et brochettes d'agneau de Xi'an, les xiaolongbao shanghaïens, ainsi que la cuisine dongbei du nord-est de la Chine. Les restaurants de fondue représentant différents styles régionaux se sont multipliés ces dernières années.
Quel est le meilleur moment pour déguster des dim sum à Chinatown ?
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Le service traditionnel de dim sum s'étend de la fin de matinée au début d'après-midi, généralement de 11h à 15h. Les matinées de week-end connaissent la plus forte affluence, avec des files d'attente se formant dès midi devant les établissements prisés. Les déjeuners en semaine offrent une expérience plus détendue. Certains restaurants proposent désormais un service de dim sum toute la journée, bien que les puristes maintiennent que la préparation matinale garantit les plats les plus frais.
Chinatown demeure l'épicentre de la gastronomie chinoise, ses ruelles illuminées de néons autour de Gerrard Street regroupant échoppes de rôtisserie cantonaise et maisons de dim sum installées depuis des décennies. Mais la scène culinaire chinoise a depuis longtemps débordé ce périmètre. Mayfair accueille désormais des tables cantonaises raffinées où l'on découpe le canard laqué devant les convives, tandis que Marylebone et Fitzrovia ont vu s'installer des spécialistes du Sichuan apportant la sensation engourdissante du málà. Pour un séjour prolongé, associer un dîner mémorable à l'un des meilleurs hôtels de la ville s'impose.
La diversité régionale caractérise aujourd'hui le paysage gastronomique chinois. Au-delà des viandes rôties cantonaises exposées en vitrine, on trouve les nouilles étirées à la main de Xi'an, les délicats xiaolongbao shanghaïens et les bouillons ardents des fondues de Chongqing. Nombre d'établissements importent directement de Chine des ingrédients spécifiques — vin de Shaoxing, vinaigre noir vieilli, variétés particulières de piments introuvables il y a encore une génération. Que l'on cherche un déjeuner rapide de riz au char siu ou un banquet en plusieurs services, la profondeur du choix rivalise avec l'ensemble de la scène gastronomique en qualité comme en variété.