Voisine du Parador, cette table élégante s'inspire du Palais Royal de La Granja jusque dans ses moindres détails. Borja Aldea, formé chez Etxanobe puis Disfrutar, revisite le répertoire culinaire de la cour de Philippe V avec un regard contemporain : judiones de la Granja en consommé de faisan, truite ségovienne réinventée. Un cadre théâtral pour amateurs d'histoire et de gastronomie soignée.
Sous les voûtes d'une ancienne église du Convento de las Oblatas, cette table distinguée par le Guide Michelin marie pierre séculaire et lignes contemporaines dans un décor saisissant. La cuisine honore le terroir ségovien à travers deux menus dégustation—Esencia et Gran Manú—où les produits locaux s'expriment avec une précision technique remarquable et une inventivité maîtrisée.
L'ancienne fonderie royale qui alimentait jadis le palais voisin abrite désormais cette table distinguée Bib Gourmand. Dans la salle principale, là où se dressait autrefois la forge, la cuisine revisite les classiques castillans—raviolis de queue de bœuf nappés de sauce au foie gras en signature. Plusieurs espaces atmosphériques se déploient, dont une terrasse-patio aménagée dans l'ancienne infirmerie.
Le chef-propriétaire Óscar Hernando accueille lui-même chaque convive avant de dévoiler sa carte contemporaine ancrée dans la tradition ségovienne. Le cochinillo rôti, commandé à l'avance, côtoie les haricots blancs de Real Sitio et l'agneau cuit aux sarments de vigne, produits en partie issus du potager et des vignes de la maison. Bar à tapas généreux et salle moderne servent autant les déjeuners décontractés que les dîners de fête.
Institution segoviane vouée à l'art de l'asador, José María fonde sa réputation sur le cochon de lait rôti, élevé à la ferme familiale Agrocorte Gourmet. La carte évolue au fil des saisons—sanglier, chevreuil, courge, poireaux—tandis que le menu dégustation Nuestra Cocina Segoviana offre une immersion complète. Les vins Pago de Carraovejas, issus de la Ribera del Duero, accompagnent avec justesse cette cuisine castillane affirmée.
Ancien relais de poste du XVIe siècle adossé à l'église San Nicolás de Bari, La Portada de Mediodía perpétue l'art du rôti castillan dans un cadre rustique aux pierres apparentes. Le cochon de lait de Ségovie, à la peau croustillante et dorée, règne en maître absolu de la carte. Agneau et chevreau se commandent à l'avance, tandis que des journées entières consacrées aux abats attirent les amateurs éclairés.
Questions Fréquentes
Qu'est-ce que le cochinillo asado et où le déguster à Ségovie ?
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Le cochinillo asado est un cochon de lait rôti lentement au four à bois jusqu'à obtenir une peau croustillante comme du verre. C'est le plat emblématique de Ségovie depuis des générations, perpétué par plusieurs restaurants familiaux près de l'aqueduc et de la Plaza Mayor. Le cochon est découpé avec le bord d'une assiette — un geste théâtral censé démontrer sa tendreté — puis l'assiette est brisée pour porter chance.
Quels quartiers privilégier pour découvrir Ségovie à pied ?
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La vieille ville fortifiée se prête à la flânerie. Commencez à l'aqueduc sur la Plaza del Azoguejo, remontez la Calle Real vers la cathédrale, puis poursuivez jusqu'à l'Alcázar perché à la pointe occidentale de l'éperon. La Judería sous la cathédrale conserve son plan médiéval, tandis que les quartiers de San Marcos et San Millán, de l'autre côté des vallées, offrent des perspectives sur la vieille ville et des ambiances plus calmes le soir.
Comment rejoindre Ségovie depuis Madrid ?
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Les trains à grande vitesse depuis la gare de Chamartín à Madrid atteignent Segovia-Guiomar en 27 minutes, avec des départs réguliers tout au long de la journée. La gare se trouve en périphérie, reliée par bus à l'aqueduc. En voiture, comptez environ une heure via l'A-6 et l'AP-61, en franchissant le col de Guadarrama. Beaucoup viennent pour la journée, mais passer une nuit permet de profiter des paseos du soir et de repas sans hâte.
Destinations à Proximité
Explorer EspagneLa vieille ville occupe un éperon rocheux entre les rivières Eresma et Clamores, son tracé médiéval pratiquement intact depuis le couronnement d'Isabelle la Catholique en 1474. La Plaza Mayor reste le centre de la vie quotidienne — les habitants s'y retrouvent sous les arcades pour le café du matin avant de remonter vers la Judería, l'ancien quartier juif aux ruelles étroites qui débouchent sur des patios inattendus. Les arches de granit de l'aqueduc, assemblées sans mortier il y a près de deux millénaires, encadrent la ville basse et demeurent l'emblème de la cité.
La table segoviane suit les rythmes castillans : déjeuners prolongés autour du cochinillo asado découpé avec le bord d'une assiette, ou judiones de La Granja — ces haricots blancs géants mijotés avec chorizo et morcilla. Les restaurants se concentrent autour de la cathédrale et le long de la Calle Real, tandis que les bars du quartier San Millán servent au verre les vins de Ribera Duero. Les hôtels occupent d'anciens palais et bâtisses historiques, leurs épais murs de pierre gardant la fraîcheur en plein été, nombre d'entre eux offrant des vues sur la meseta vers les montagnes de Guadarrama.