Sous les falaises blanches des Baux, cinq bâtisses séculaires—dont des mas du XVIe siècle meublés d'antiquités de l'Isle-sur-la-Sorgue—composent ce refuge provençal légendaire. Glenn Viel orchestre une cuisine triplement étoilée puisant dans le potager en permaculture, tandis qu'une cave de 50 000 références comble les œnophiles. Le spa de 500 m² propose hammam et massages en plein air sous les tonnelles, pour les voyageurs en quête de gastronomie et de sérénité.
Explorer Saint Remy
Où Dormir
Ancien domaine agricole de 1908 déployé sur cent hectares au pied des Baux-de-Provence, Domaine de Manville conjugue bâtisses en pierre blonde, platanes centenaires et lignes contemporaines épurées. À L'Aupiho, le chef étoilé Lieven Van Aken signe une cuisine aux accents flamands et provençaux ; le spa exhale verveine et jasmin tandis que le golf éco-certifié serpente entre oliviers et Alpilles. Neuf villas avec caves privées accueillent les familles en quête d'espace.
Surplombant une oliveraie aux portes des Baux, cette bastide contemporaine de quatorze chambres déploie les lignes épurées de Christophe Pillet—blanc immaculé, bois brossé, Corian—face aux champs de lavande. Le spa de 250 m² associe hammam, bassin sensoriel et soins Olivier Claire aux actifs végétaux biologiques. En cuisine, Nancy Bourguignon, autodidacte, signe une table féminine aux accents provençaux. Une adresse pour esthètes en quête de sérénité moderne.
Une allée bordée de platanes mène à cet ensemble bâti — mas médiéval, manoir du XIXe siècle, chapelle et ancien lavoir — disséminé dans un parc planté de cyprès centenaires. Les chambres du manoir conservent cheminées d'époque et plafonds hauts, tandis que le salon Belle Époque scintille sous les lustres de cristal. L'été, déjeuners au bord de la piscine accompagnés de rosé à volonté ; toute l'année, hammams et jardins paysagers comblent les amateurs de quiétude provençale.
Bastide gréco-romaine entourée de jardins et de terrains de pétanque aux portes de Saint-Rémy-de-Provence, Le Vallon de Valrugues déploie un spa de 600 mètres carrés comprenant huit cabines de soins, un lit de flottaison et deux piscines chauffées. Les suites disposent de jacuzzis ou bassins privatifs, tandis que le restaurant gastronomique et le bistrot côté jardin proposent une cuisine provençale raffinée. Le bar accueille des concerts deux fois par semaine.
Bâti en 1650 pour la famille Tourrel d'Almeran, cet hôtel particulier dévoile ses stucs d'origine et son escalier monumental en grès sous une écriture résolument contemporaine — mobilier signé Eileen Gray, pièces de Konstantin Grcic. Neuf suites seulement, une Table étoilée célébrant l'agneau de la Crau et les poissons locaux, un rooftop estival face aux toits du village. Réservé aux adultes, avec piscine extérieure au centre du bourg.
Les Parisiens en escapade adoptent volontiers cette adresse cinq étoiles du boulevard Victor Hugo, séduits par son élégance bohème et décontractée. Le mobilier en teck balinais impose d'emblée une atmosphère de vacances, tandis que les dîners se déroulent autour du barbecue en plein air, fidèles à l'art de vivre provençal. Le spa Tui Na propose des soins d'inspiration orientale, et une suite familiale de deux pièces accueille les familles jusqu'à quatre personnes.
Sept hectares de jardins parfumés de lavande s'étirent au pied du Château des Baux-de-Provence, où cette demeure de 28 chambres cultive un art de vivre résolument provençal—parties de pétanque entre les repas, baignades dans la piscine estivale, verres de vin du domaine au crépuscule. La table décline une cuisine régionale contemporaine puisée au potager, tandis que vélos et routes des vins prolongent l'escapade dans les Alpilles.
Aux portes de Saint-Rémy-de-Provence, cette bastide du XVIe siècle déploie ses 37 acres de jardins paysagers conçus par la mère de l'architecte Alexandre Lafourcade, qui a lui-même orchestré la restauration. Membre des Domaines de Fontenille, le lieu compte dix-neuf chambres où sobriété contemporaine et charme historique cohabitent avec élégance. Piscine chauffée, court de tennis, vélos à disposition et vins du domaine composent un séjour campagnard raffiné, à quelques minutes des ruelles provençales.
Mas provençal du XVIIe siècle restauré avec finesse, cette adresse au pied des Alpilles déploie douze chambres aux tonalités blanc cassé, certaines dotées de terrasses privatives donnant sur les oliveraies et champs de lavande. La piscine façon plage et son jacuzzi prolongent la douceur des journées, tandis que Le Potager du Mas propose une cuisine du marché élaborée avec les légumes cultivés sur place.
Où Manger
Sous les falaises des Baux, cette table triplement étoilée perpétue l'héritage de quatre générations. Le chef Glenn Viel, saucier d'exception aux racines bretonnes, ravive les cuissons au feu ouvert et joue sur l'inertie thermique, sublimant légumes bio du domaine et huile d'olive de la Vallée des Baux. Céramiques façonnées sur place, cave de trois mille références : un repas qui s'étire volontiers.
Sous un plafond blanc incurvé ponctué d'œuvres de Francis Guerrier, la cheffe Fanny Rey compose une cuisine doublement étoilée où végétaux et produits de la mer célèbrent le terroir des Alpilles. Ses menus, résolument ancrés dans le marché, trouvent leur apothéose dans les desserts de Jonathan Wahid, champion de France de pâtisserie, qui magnifie figues et fraises gorgées de soleil provençal.
Au pied des Alpilles, le chef belge Lieven Van Aken, formé auprès de Michel Guérard, signe une cuisine provençale affirmée qui lui vaut une étoile. Sa bouillabaisse végétarienne au rouille safrané et son ris de veau fumé aux langoustines méditerranéennes témoignent d'une main sûre et généreuse. Sous les platanes centenaires de la terrasse ombragée, le déjeuner prend des allures de rituel méridional.
C'est entre ces murs du XVIIe siècle que Gounod fit entendre à Mistral les premières mesures de Mireille. Quentin Lailler y orchestre désormais une table d'hôte étoilée, sa cuisine ouverte dévoilant un répertoire provençal inventif : taureau de Camargue, truite de l'Isle-sur-la-Sorgue au beurre blanc de fleur d'acacia, pissaladière revisitée aux sardines et chips de tapioca. La terrasse sur les toits prolonge l'expérience sous le ciel de Saint-Rémy.
Christopher Hache enracine sa table étoilée dans les Alpilles, sélectionnant avec rigueur agneau, légumes et vins auprès de producteurs locaux. Sa cuisine refuse l'artifice : huîtres de Camargue grillées accompagnées d'artichauts barigoule, pieds-paquets revisités au thon rouge du Grau-du-Roi. Les pains au levain naturel de la boulangerie familiale parachèvent des assiettes d'une franchise provençale remarquable, aux saveurs nettes et profondes.
Sous l'ombre des mûriers-platanes, face aux crêtes découpées des Baux, le chef Michel Hulin déploie une cuisine provençale créative ancrée dans les terroirs des Alpilles et de Camargue. Son agneau confit puis fumé au foin de Crau AOP, accompagné de fleur de courgette et de panais du Moulin de Daudet, révèle une maîtrise des produits régionaux. Le calamar méditerranéen, servi en interprétation chaud-froid façon bouillabaisse, confirme cette générosité maîtrisée.
Sous les platanes d'un hameau cerné d'oliviers et d'amandiers, Julie Chaix — passée par les cuisines de Pic et Ducasse — décline une carte ancrée dans le terroir provençal. Terrine de porc lustrée à l'huile des Baux, thon saisi sur lit d'aubergine, panna cotta aux fruits rouges : chaque assiette traduit une maîtrise technique au service du produit. Le menu du déjeuner offre un excellent rapport qualité-prix.
Derrière ses volets bleus, cette institution du Paradou impose ses règles : réservation par téléphone uniquement, menu unique tournant chaque semaine selon un rituel immuable—cassoulet le mercredi, poulet de Bresse à la broche, tête de veau ravigote. Le vin coule sans compter, le plateau de fromages généreux clôt chaque repas, tandis qu'un service chaleureux orchestre cette célébration de la table provençale.
La cuisine méditerranéenne de saison s'exprime ici avec franchise : courgettes, aubergines, poissons du littoral et agneau de La Crau, relevés d'huile d'olive et de citron. La terrasse plein sud domine un jardin soigné où les déjeuners s'étirent sous le soleil provençal. Au bout d'une prairie fleurie, quelques chambres aux couleurs du Midi permettent de prolonger l'escale au-delà du repas.
Une famille bourguignonne orchestre cette table provençale avec une hospitalité sans apprêt, à l'image du jardin méditerranéen qui l'entoure. La cuisine privilégie la délicatesse aux effets de manche : des assiettes subtilement travaillées, ponctuées d'accents régionaux, que l'on déguste en terrasse près de la piscine, sous le feuillage des oliviers. Distinguée par une Assiette Michelin, l'adresse séduit les amateurs de raffinement sans ostentation.
Que Faire
Au pied des falaises calcaires du Val d'Enfer, ce sanctuaire de 500 mètres carrés déploie ses cabines de soin habillées de bois clair et de voilages blancs. Piscine sensorielle, hammam et sauna composent un parcours de bien-être contemplatif, tandis que les baies vitrées s'ouvrent sur les arbres centenaires du parc. Séances de méditation et trois bassins extérieurs prolongent l'expérience sur le domaine.
Questions Fréquentes
Quelle est la meilleure période pour visiter Saint-Rémy et Les Baux ?
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De fin avril à juin, les températures restent douces, les champs de lavande commencent à fleurir et l'affluence estivale n'a pas encore atteint son pic. Septembre et octobre offrent les vendanges dans les domaines alentour et l'apparition des marchés aux truffes sur les places de village. Le marché du mercredi à Saint-Rémy se tient toute l'année et constitue la meilleure immersion dans la vie locale.
Quelles différences entre les deux villages ?
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Saint-Rémy fonctionne comme une vraie commune avec habitants, écoles et marché hebdomadaire — l'atmosphère y est détendue et authentique. Les Baux conservent un caractère plus muséal, le centre médiéval étant principalement dédié aux visiteurs, bien que la campagne environnante offre un calme remarquable. Beaucoup de voyageurs posent leurs valises à Saint-Rémy et visitent Les Baux à la journée.
Une voiture est-elle indispensable pour explorer les Alpilles ?
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La voiture permet d'accéder aux villages perchés, moulins à huile et domaines viticoles parsemés dans le massif — les transports en commun entre localités restent limités. En revanche, les centres de Saint-Rémy et des Baux se parcourent à pied, ruelles étroites et zones piétonnes interdisant la circulation. Plusieurs établissements organisent des transferts privés ou proposent des itinéraires cyclables à travers la garrigue.
Destinations à Proximité
Explorer FranceLes Alpilles découpent l'horizon provençal de leurs crêtes calcaires, abritant deux bourgs que les artistes fréquentent depuis des générations. Saint-Rémy-de-Provence s'étire au pied nord du massif — un vrai chef-lieu avec son marché du mercredi débordant sur la place de la République, ses antiquaires de la rue Carnot et le monastère Saint-Paul-de-Mausole où Van Gogh peignit sa Nuit étoilée, à deux pas des vestiges romains de Glanum. Le rythme ici reste provençal : volets clos entre midi et quinze heures, terrasses animées dès l'apéritif, effluves de lavande échappées des savonneries du centre piéton.
Les Baux-de-Provence occupent un éperon rocheux huit kilomètres au sud, remparts médiévaux visibles depuis la vallée. Le village se résume à une rue principale bordée de galeries et d'ateliers d'art, mais le Val d'Enfer et les Carrières de Lumières attirent autant pour leurs paysages que pour leur patrimoine. Les hébergements prennent la forme de mas et bastides disséminés parmi les oliviers, souvent avec vue jusqu'à la Camargue. La table reflète l'héritage artistique des deux villages : les chefs travaillent en circuit court, les cartes évoluent au fil des saisons, et les repas s'étirent sur des terrasses ombragées de platanes centenaires.