Ancienne demeure aristocratique Belle Époque restaurée avec justesse, ce domaine de vingt hectares en Alta Rocca s'étend parmi cèdres du Liban et châtaigniers centenaires. Ses 22 chambres mêlent pierre de récupération, miroirs chinés et pièces artisanales corses sur mesure. Les aiguilles de Bavella découpent l'horizon depuis le bâtiment principal, tandis que deux bergeries reconverties proposent un séjour plus sauvage. La cuisine méditerranéenne de Sébastien Chauchat célèbre le maquis environnant.
Où Dormir
Depuis quatre générations, la famille Canarelli façonne ce Relais & Châteaux ancré sur une plage de sable fin, dans une anse protégée du golfe de Porto-Vecchio. La cabane sur pilotis, suspendue face à la mer, se réserve des mois à l'avance. Le Spa Nucca déploie 550 mètres carrés de soins aux essences du maquis — ciste, immortelle, myrte — confectionnées sur place. À La Pinède, les légumes du potager nourrissent une cuisine méditerranéenne d'une précision remarquable.
Dispersées sur un domaine de deux hectares planté de maquis sauvage, les bergeries de pierre dominent les eaux turquoise de Palombaggia et les îles Cerbicales à l'horizon. Cet établissement Relais & Châteaux dispose d'un accès privé à la plage, d'une piscine à débordement face au large et de 21 chambres ouvertes sur jardins ou Méditerranée. À la Table de Mina, le chef Gustave Lauque compose une cuisine corse créative—tartare de thon ikejime, courgettes farcies à la crème de brebis et truffe d'été.
L'architecture de Jean-François Bodin, alliance de cèdre patiné et de verre, cadre chaque perspective sur le golfe de Porto-Vecchio. Les 34 chambres avec terrasse, meublées de pièces signées Le Corbusier et Bertoia, dominent un parc de deux hectares planté d'oliviers et de cyprès descendant vers une anse privée. La piscine à débordement de 25 mètres surplombe la baie, tandis que le chef Fabio Bragagnolo orchestre la seule table deux étoiles Michelin de l'île.
Dominant la baie depuis les collines boisées de Porto-Vecchio, cette adresse familiale de 24 chambres déploie une architecture durable en pierre corse et bois recyclé. La piscine à débordement offre un panorama saisissant sur la Méditerranée, prolongé par des terrasses vitrées et des salles de bains ornées de baignoires sculpturales signées Philippe Starck. Un bar secret serpente entre les oliviers, tandis qu'un beach club privé attend en contrebas.
Treize maisonnettes de pierre essaiment sur une colline plantée d'oliviers, entre Porto-Vecchio et la plage de Palombaggia, chacune conçue et bâtie par la famille Bougon. Murs blanchis à la chaux, plafonds à poutres apparentes, bassins privés sur terrasses de bois : l'ensemble cultive une rusticité élégante devenue rare sur l'île. Aucun restaurant, mais un petit-déjeuner livré à la villa et, l'après-midi, vins et fromages corses — un repaire pour qui recherche l'intimité absolue.
Sur la presqu'île du Benedettu, La Plage Casadelmar déploie son architecture de chêne, de pierre et de verre au ras des pins et du sable clair. Ses vingt chambres épurées s'ouvrent à quelques pas de l'eau, tandis que le restaurant, sous son deck ombragé, propose une cuisine méditerranéenne bercée par la brise marine. Entre terrasse et baie tranquille, la piscine achève un décor conçu pour la lenteur des journées littorales.
Sur la baie de Pinarellu, échancrure préservée de la côte sud-est corse, ce quatre-étoiles de 34 chambres déploie une élégance contemporaine aux lignes épurées. Les chambres contemplent la Méditerranée ou les jardins, tandis qu'une piscine à débordement en toiture embrasse l'horizon. Le spa Phytomer et son hammam prolongent les journées de plage, et La Table du Pinarello pose ses couverts face aux flots.
Érigé sur les terres familiales en direction de Palombaggia, Mariosa cultive une élégance insulaire où bois patiné, pierre corse et teintes sablées composent deux bâtiments étirés face au maquis. Ses 25 chambres s'ouvrent pour la plupart sur la mer ou les jardins par des terrasses privatives, agrémentées de baignoires îlots. Une seconde maison, en retrait sur les hauteurs, abrite des suites plus confidentielles. Piscine extérieure et jardins méditerranéens dessinent un refuge pour voyageurs en quête de discrétion.
Où Manger
Dominant la baie de Porto-Vecchio, la table doublement étoilée du chef Fabio Bragagnolo célèbre les produits de la mer à travers un prisme corso-italien d'une grande finesse. Le saint-pierre confit à l'huile d'olive, lentilles corail, burrata et émulsion d'eau de tomate révèle une maîtrise technique affirmée, prolongée par des desserts peu sucrés associant framboise, pomelo corse, ganache au genièvre et géranium rosat.
Chaque matin, les chefs Pascal Cayeux et Gauthier Devillers cueillent herbes, légumes et fruits dans un potager biologique de trois mille mètres carrés, composant une cuisine méditerranéenne ancrée dans le terroir corse. Le déjeuner se prend les pieds dans le sable, le dîner sous la tonnelle ; une cave d'affinage prolonge le repas avec des fromages soigneusement sélectionnés.
Dominant le golfe de Porto-Vecchio depuis sa salle aux immenses baies vitrées, la table du chef génois Yuri Longobardi tisse un dialogue raffiné entre traditions française et italienne. Les produits de la mer règnent sur une carte distinguée par le guide Michelin, accompagnés de pâtes fraîches confectionnées sur place. L'été, une paillote les pieds dans l'eau prolonge l'expérience face aux couchers de soleil sur la baie.
Face au golfe de Santa Giulia, cette table les pieds dans l'eau déploie une cuisine moderne ancrée dans le terroir corse. Langoustines locales grillées au barbecue, déclinaison d'artichauts, asperges vertes accompagnées de vuletta et fruits insulaires composent une partition savoureuse. Le coucher de soleil sur la baie achève de faire de ce lieu l'adresse par excellence des dîners romantiques.
Dominant la plage de Palombaggia depuis les hauteurs parfumées du maquis, La Table de Mina déploie une cuisine méditerranéenne contemporaine sur une terrasse paisible au bord de la piscine à débordement. La carte, volontairement concise, met en lumière charcuteries corses d'exception, veau local aux olives sur lit de polenta onctueuse et fiadone traditionnel au citron. Le mardi soir, un menu unique célèbre les spécialités insulaires face aux îles Cerbicales.
Formé chez Guy Savoy et Le V, le chef Sébastien Salamon déploie à San Ciprianu une cuisine contemporaine aux accents italiens. Ses cappelletti d'araignée de mer témoignent d'une maîtrise technique remarquable, tandis que l'escalope de foie gras grillé, brioche feuilletée et tartare de cerise, révèle une créativité assumée. Les produits — poissons locaux, veau corse, légumes des maraîchers de Bonifacio — se dégustent sous une véranda baignée de lumière.
Sous les pins parasols et les palmiers, une vaste terrasse surplombe la vieille ville de Porto-Vecchio dans un calme absolu. La cuisine moderne y déploie une maîtrise technique affirmée : maigre rôti au fenouil d'une cuisson irréprochable, ravioli au citron confit relevé d'une crème au yaourt grec et coriandre. Une table distinguée par le Guide Michelin, où la Méditerranée s'exprime avec précision et caractère.
Que Faire
Hélène et Lise Canarelli ont élaboré leur gamme cosmétique NUCCA à partir de plantes sauvages du maquis et d'herbes cultivées dans le potager de l'hôtel, et ce spa de 500 mètres carrés en constitue l'écrin. Sept cabines de soins donnent sur des patios ombragés, tandis que la pierre sculptée, le bois brut et l'eau vive rappellent les paysages corses. Sauna et hammam complètent le parcours thermal.
Questions Fréquentes
Quelle est la meilleure période pour visiter Porto-Vecchio ?
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La saison s'étend de mai à octobre, juillet et août concentrant l'affluence sur les plages. Juin et septembre offrent des températures propices à la baignade avec moins de visiteurs, tandis que mai et octobre conviennent à ceux privilégiant la randonnée en forêt de l'Ospédale ou l'exploration de la citadelle sans la pression estivale.
Quelles plages autour de Porto-Vecchio méritent le détour ?
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Palombaggia demeure la plus célèbre, ses eaux turquoise bordées de pins parasols. Santa Giulia offre une baignade plus calme et peu profonde, idéale en famille. Pour davantage de tranquillité, Tamaricciu et la partie nord de Rondinara — en forme de coquillage presque parfait — restent moins fréquentées même en haute saison.
Quelles spécialités corses goûter à Porto-Vecchio ?
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Le brocciu occupe une place centrale — ce fromage frais de brebis se retrouve dans les cannelloni, omelettes et le fiadone sucré. Le figatellu, saucisse de foie grillée au feu de bois de châtaignier, accompagne la pulenda (polenta de farine de châtaigne). Les vins AOC des domaines de Figari et Sartène, notamment les rouges charpentés, méritent attention aux côtés de la charcuterie insulaire.
Destinations à Proximité
Explorer FrancePorto-Vecchio s'impose sur la côte sud-est de la Corse, sa citadelle génoise du XVIe siècle dominant un port naturel jadis voué au commerce du liège. Les remparts de granit de la vieille ville abritent aujourd'hui caves à vin et boutiques d'artisans, tandis que le maquis environnant — ce tapis odorant de myrte, romarin et ciste — dévale vers certaines des plages les plus photographiées de Méditerranée. Palombaggia et Santa Giulia attirent les foules estivales, mais des criques comme Tamaricciu récompensent ceux qui s'aventurent sur les sentiers côtiers.
La scène gastronomique reflète la double identité corse : technique française et proximité italienne, filtrées par des produits farouchement locaux. Sanglier, brocciu et farine de châtaigne se retrouvent des grillades de plage aux terrasses étoilées de la haute ville. L'offre hôtelière va des bergeries reconverties dans les collines aux complexes contemporains avec accès direct à la mer, nombre d'entre eux fermant de novembre à avril quand l'île retrouve son calme. L'aperitivo du soir sur le port reste un rituel estival, les bateaux oscillant tandis que les aiguilles de Bavella captent les dernières lueurs.