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Noborioji Hotel Nara : Une Suite avec Vue sur le Temple Kōfuku-ji

Florence Consul
Par Florence Consul ·

À Nara, les cerfs en liberté et les temples séculaires donnent le rythme d’un séjour au Noborioji Hotel. En lisière du parc, cette adresse confidentielle de treize chambres accueille les voyageurs dans une atmosphère feutrée, où le goût de la musique et des livres accompagne une hospitalité attentive. Nous y avons découvert une suite ouverte sur le temple Kōfuku-ji et une table faisant dialoguer les saveurs japonaises avec la gastronomie française. Une escapade entre patrimoine, quiétude et plaisirs gourmands, au cœur de l’ancienne capitale impériale.

Entre Cerfs en Liberté et Trésors de Nara

Au cœur du quartier historique de Nara, le Noborioji Hotel bénéficie d’une adresse privilégiée en bordure du parc, où les célèbres cerfs de la ville déambulent librement, et à deux pas du temple Kōfuku-ji, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Cet hôtel intime de treize chambres constitue un point de départ idéal pour découvrir les trésors de l’ancienne capitale impériale, du temple Tōdai-ji et son Grand Bouddha au sanctuaire Kasuga Taisha, tout en retrouvant le calme et l’intimité d’une petite maison indépendante. À seulement trois minutes à pied de la gare de Kintetsu-Nara, il permet également de rejoindre Kyoto en environ trente-cinq minutes et le quartier de Namba, à Osaka, en une quarantaine de minutes.

@Noborioji Hotel
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Le Charme Feutré d’une Maison Relais & Châteaux

Derrière son architecture contemporaine de verre et d’acier, le Noborioji Hotel cultive un luxe discret, empreint de chaleur et de sensibilité. Ouvert en 2008 puis entièrement rénové avant sa réouverture en novembre 2022, cet hôtel membre de Relais & Châteaux depuis 2023 fait dialoguer cuisine, musique et histoire dans un décor tout en retenue. Le bois massif, les finitions naturelles et les tonalités sobres et lumineuses composent des intérieurs ouverts sur le paysage du parc de Nara. Au sous-sol, une vaste bibliothèque rassemble une sélection soignée de littérature, de livres de photographie et de vinyles, invitant à feuilleter Jane Austen ou Herman Melville au son d’un disque. La passion musicale du propriétaire et le soin apporté à chaque détail donnent à cette adresse une personnalité singulière, où les amateurs de culture, de design et de nature trouvent un refuge paisible, porté par une hospitalité attentive aux échanges du quotidien.

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Une Suite avec le Temple pour Horizon

Avec seulement 13 chambres réparties sur quatre étages, Noborioji cultive une atmosphère intime, empreinte de quiétude. Trois suites, huit chambres Deluxe, une chambre communicante et une chambre individuelle composent cette adresse discrète, où les tons blancs, le bois massif et les matériaux naturels dessinent un élégant décor classique contemporain. D’une superficie de 40 à 43 m², les Deluxe offrent un cadre lumineux et apaisant. Leurs grandes fenêtres ouvrent sur les paysages du temple Kofuku-ji et du parc de Nara, dont les couleurs se transforment au fil des saisons.

@Noborioji Hotel
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Nous avons séjourné dans la plus belle catégorie de l’établissement : une suite, proposée dans des superficies de 70 à 85 m². Avec son salon confortable, sa chambre spacieuse accueillant un bureau et sa salle de bains, on se croirait dans un véritable appartement. Les grandes baies vitrées et le vaste balcon offrent une vue privilégiée sur le temple Kofuku-ji, dont on ne se lasse pas d’admirer les contours. Sous les pieds, la moquette moelleuse aux tons crème renforce la douceur du décor, ponctué de pièces de mobilier en cèdre de Yoshino conçues avec des producteurs locaux, tandis que la literie Simmons invite au repos. Le minibar offert, garni de boissons, d’en-cas et de thés, accompagne agréablement les moments passés dans le salon. Dans la salle de bains, une baignoire profonde et une douche à effet pluie côtoient un sèche-cheveux haut de gamme Repronizer 7D Plus. Les herbes pour le bain élaborées à Uda et les soins parfumés au yuzu et au poivre japonais prolongent jusque dans ces instants de détente la découverte des richesses de Nara.

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Un Matin Japonais aux Accents de France

Le petit-déjeuner se décline en deux versions, japonaise ou occidentale. Nous avons choisi la première, qui débute par un délicieux croissant maison, digne d’une excellente boulangerie française, accompagné d’une salade. Viennent ensuite un porridge, des légumes marinés, de l’amazake et une préparation de tofu au miso blanc. Une proposition qui fait la part belle aux saveurs japonaises, tandis que l’option occidentale réunit des œufs, des croissants, un granola de qualité, du jus d’orange fraîchement pressé et du yaourt nature.

Le Bois, l’Âme Française au Diapason du Japon

Au restaurant Le Bois, la gastronomie française rencontre la sensibilité japonaise sous la direction du chef Kouichi Sengoku. Dans une salle à manger chaleureuse, où le bois dialogue avec le charme des lieux chargés d’histoire, sa cuisine délicate et expressive sublime les produits de saison de Nara et de Hokkaido en associant les techniques classiques françaises à une cuisson précise au charbon de bois. Une cave souterraine réunissant plus de 1 000 références de vins et de sakés enrichit cette expérience, au fil des accords proposés par le sommelier. Un piano à queue Steinway & Sons D-274 complète ce décor raffiné : une fois par mois, un concert de musique classique y fait revivre l’esprit des salons musicaux des demeures européennes.

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Pour ouvrir le dîner, la charcuterie de Hokkaido, découpée devant nous, réunit de fines tranches de jambon et des rondelles de saucisson au gras joliment marbré, accompagnées de quelques pickles aux teintes rosées. Ce geste réalisé sous nos yeux apporte une dimension conviviale à la dégustation et permet d’apprécier le soin accordé à chaque tranche. La finesse de la découpe invite à savourer les textures de chaque pièce, tandis que les pickles apportent une touche acidulée qui équilibre la richesse de la charcuterie. Le contraste des couleurs, associé à une disposition soignée, donne à cette entrée une élégance discrète et ouvre le repas sur une note gourmande.

La dégustation se poursuit avec la soupe froide de maïs, servie dans une élégante coupe sur pied, où sa robe jaune doré et sa texture lisse captent la lumière. Cette entrée épurée met à l’honneur le maïs, ingrédient apprécié de la saison estivale au Japon, dont la douceur naturelle s’exprime pleinement dans cette préparation rafraîchissante. La présentation sobre laisse toute sa place au produit et à ses nuances délicates, pour une parenthèse de fraîcheur qui évoque avec finesse les saveurs de l’été japonais.

Dans le prolongement de cette entrée, les beignets d’edamame prennent la forme d’une petite grappe d’un vert éclatant, délicatement posée sur un entrelacs de branches brunes. Leur enrobage irrégulier laisse deviner une texture croustillante, tandis que le dressage évoque un fragment de nature.

Le repas s’ouvre ensuite aux saveurs marines avec les nouilles faites maison et cocktail froid d’oursin, servis dans une petite coupe en verre. Les fins rubans de pâte, enrobés d’une sauce dorée, s’enroulent autour d’une généreuse langue d’oursin aux teintes orangées. Cette présentation épurée laisse pleinement s’exprimer la gourmandise des nouilles et la promesse de fraîcheur iodée de l’oursin.

Cette évocation marine se prolonge avec « Fruits de mer et aubergine d’eau », qui réunit palourdes, palourdes de surf et calmar de récif à grandes nageoires dans une présentation délicate. Au creux d’une large assiette blanche, les morceaux de fruits de mer côtoient l’aubergine à la peau sombre, sous un bouquet de jeunes feuilles vertes. Une sauce jaune pâle entoure l’ensemble et apporte une touche lumineuse à cette composition épurée, où les nuances nacrées des coquillages contrastent avec le vert vif des herbes.

Avec le congre et foie gras sautés aux champignons maitake, la composition gagne en profondeur et adopte une palette automnale. Dans une grande assiette blanche, les morceaux de poisson à la chair nacrée côtoient le foie gras joliment doré. Dressés en hauteur, les maitake déploient leurs pétales aux bords brunis et donnent du relief à l’ensemble. Une sauce sombre et brillante souligne le dressage, tandis que quelques feuilles vertes y apportent une touche de fraîcheur.

La cuisson au charbon de bois, au cœur de la cuisine du chef, s’illustre ensuite avec le poisson-lime grillé au charbon de bois, servi sur une large assiette blanche au relief délicat. Sa chair nacrée, marquée par la cuisson, repose sur une sauce au beurre et à la tomate d’un bel orange vif. Quelques feuilles vertes, accompagnées de leurs tiges, couronnent le poisson et apportent du volume ainsi qu’une touche de fraîcheur à ce dressage épuré.

Après un léger trou normand, le lapin farci à la truffe marque une nouvelle étape du repas, dans un registre généreux et réconfortant. Présenté en médaillon et entouré de fines tranches de lard, il dévoile à la découpe une farce ponctuée d’éclats de truffe, dont les notes boisées répondent à la délicatesse du lapin. Une sauce au poivre, sombre et brillante, nappe le fond de l’assiette et apporte une touche épicée à l’ensemble. À ses côtés, le gratin dauphinois joue la carte de la gourmandise avec ses couches de pommes de terre et sa surface dorée, tandis que l’endive gratinée apporte une légère amertume qui équilibre la richesse de la composition. Le dressage soigné met ainsi en valeur un plat aux accents classiques, où chaque accompagnement trouve sa place.

Pour prolonger cette séquence savoureuse, un plateau de fromages nous est présenté afin que nous puissions faire notre sélection : j'ai opté pour un comté à la pâte ivoire, une mimolette d’un orange éclatant et un bleu de Hokkaido aux veines délicatement marbrées. Disposés sur une grande assiette blanche, ils s’accompagnent d’une tranche de pain aux fruits, de quelques fruits séchés et d’une touche de miel. La dégustation joue ainsi sur les contrastes de couleurs, de textures et de saveurs, tout en ménageant une transition vers les notes sucrées du dessert.

Le sorbet au citron vert et mangue, ganache au chocolat blanc ouvre cette dernière partie du repas avec une composition délicate, évoquant un petit écrin doré. De fines lamelles de mangue entourent le dessert, tandis qu’une rosace de ganache apporte du relief à l’ensemble. Posée au centre d’une grande assiette blanche, cette création séduit par ses teintes lumineuses et la précision de son dressage. Elle promet un jeu de textures entre la fraîcheur fondante du sorbet, la chair tendre du fruit et l’onctuosité de la ganache. L’acidité vive du citron vert vient réveiller la douceur de la mangue, tandis que le chocolat blanc apporte une rondeur lactée qui prolonge cette parenthèse fruitée.

Pour achever le repas, les mignardises sont présentées sur un élégant plateau de bois et accompagnent le thé. Viennent ensuite les Krapfen, de petits beignets traditionnels à base de pâte levée, frits pour obtenir une enveloppe dorée et un cœur moelleux. Ces pâtisseries, particulièrement appréciées en Autriche et dans les régions germanophones, sont souvent fourrées de confiture ou de crème. Leur silhouette ronde et généreuse apporte une note réconfortante à cette fin de repas, prolongeant le plaisir de la dégustation.

Un Bar et Authentic Table Tavern Complètent l'Adresse

Avec ses douze places, le bar offre un cadre intimiste pour prolonger la journée autour d’un verre, de 17 h à 23 h. À une dizaine de minutes à pied de l’hôtel, sur Sanjo-dori, la rue qui mène au sanctuaire Kasuga Taisha, Authentic Table Tavern complète l’offre de l’établissement avec une cuisine française décontractée. Les grillades au charbon de bois y mettent à l’honneur des ingrédients soigneusement sélectionnés de Nara et de Hokkaido, accompagnés d’une carte des vins composée par le sommelier.

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Mon Avis

Aux portes du parc de Nara, le Noborioji Hotel séduit par son atmosphère feutrée et la place accordée à la gastronomie. La suite, avec ses volumes généreux et son vaste balcon ouvert sur le temple Kōfuku-ji, offre un cadre privilégié pour prolonger la découverte des lieux dans le calme. L’intimité de ses treize chambres, l’hospitalité attentive et la cuisine du chef Kouichi Sengoku incarnent l’esprit Relais & Châteaux avec naturel. Une adresse à choisir pour découvrir l’ancienne capitale impériale à son rythme, en gardant autant de plaisir à retrouver sa suite qu’à explorer les trésors alentour.

J'ai aimé :

  • Un hôtel confidentiel avec seulement une poignée de chambres, idéalement situé pour découvrir Nara : à deux pas de la gare et tout près de Nara Park.
  • Une suite immense, avec la sensation d’être chez soi dans un véritable appartement. Très belle vue sur le temple et les arbres, avec même la possibilité d’apercevoir les daims en contrebas.
  • Petit-déjeuner et restaurant d’un niveau remarquable, avec des produits de grande qualité et un service particulièrement professionnel.

J'ai regretté :

  • Rien à redire, une expérience sans fausse note.

Informations Pratiques

  • Suite au tarif de 1200€ la nuit en juillet 2026.

Coordonnées

Noborioji Hotel

〒630-8213 Nara Prefecture, 40-1 Noborioji-cho, Nara City,
Noborioji Hotel
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