Là où l'aristocratie européenne venait jadis prendre les eaux pyrénéennes, le Parc Beaumont perpétue cette tradition de villégiature raffinée. Ses chambres contemplent un parc aux roses et les sommets au-delà ; la piscine intérieure baigne dans la lumière naturelle filtrée par de vastes baies vitrées. Hammam, jacuzzi et sauna composent l'espace bien-être, tandis que la brasserie ouvre sa terrasse sur les jardins.
Où Dormir
Où Manger
Dans une villa du XIXe siècle aux parquets en chevron d'origine et aux moulures préservées, six tables seulement composent ce restaurant à l'atmosphère feutrée. Un menu unique met en lumière les produits d'exception du Bigorre et du Béarn, revisitant les recettes béarnaises avec une sensibilité contemporaine. L'adresse convient aux amateurs de gastronomie régionale cherchant l'intimité et la justesse du geste.
Dans leur salle octogonale baignée de lumière, les Maynats déploient une cuisine d'instinct où les associations terre-mer s'imposent avec justesse. Le menu surprise du soir, décliné en plusieurs temps, entretient la curiosité des habitués, tandis qu'une carte des vins tournée vers le bio prolonge l'esprit libre de la maison. L'atmosphère reste décontractée, le propos résolument ambitieux — une adresse qui a conquis Pau.
Place Gramont, à quelques pas du château, ce bistrot à l'ancienne affiche comptoir en zinc, boiseries patinées et banquettes moelleuses. La cuisine, distinguée Bib Gourmand, privilégie le poisson de criée et l'épaule de porc confite vingt-quatre heures, rehaussant ses assiettes généreuses de touches d'agrumes et de notes fumées parfaitement dosées. L'accueil jovial participe pleinement au plaisir de la tablée.
Deux frères jumeaux, l'un aux fourneaux salés, l'autre à la pâtisserie, orchestrent ce bistrot moderne sur deux niveaux dans la vieille ville paloise. Leur cuisine Bib Gourmand marie générosité et légèreté : poitrine de porc confite, jus barbecue, légumes marinés, le tout ponctué de jus aigres-doux inventifs. Le comptoir pâtissier au rez-de-chaussée accueille aussi un salon de thé, prolongeant l'expérience gourmande jusqu'à l'heure du goûter.
Dans une demeure du XIXe siècle aux portes de Pau, le chef Olivier Nicolau, formé dans des maisons étoilées aux côtés de Karine en salle, signe une cuisine ancrée dans son terroir immédiat. Pigeon de Projan, champignons de Lucq-de-Béarn, citron de Bahus-Soubiran, poivre de Poey-de-Lescar composent des assiettes d'une précision géographique rare. Les associations terre-mer astucieuses et les portions généreuses affirment un style béarnais assumé.
Dominant les coteaux du Jurançon, cette élégante demeure blanche du XIXe siècle aux toits d'ardoise offre depuis ses fenêtres un panorama saisissant sur Pau. Le chef basque Patxi, fort d'une longue expérience, compose une cuisine oscillant entre tradition et modernité — ses ravioles de cèpes au foie gras témoignent d'un attachement aux produits locaux et à la pêche durable. Un cadre bourgeois raffiné, propice aux repas méditatifs.
Dans une élégante bâtisse classée du XIXe siècle aux parquets en point de Hongrie, Nicolas Lormeau décline les produits du Béarn en assiettes inventives où les textures dialoguent avec des accords inattendus — noix de Saint-Jacques marinées, fruit de la passion et maïs, semoule au lait truffée du Lot et glace au chocolat blanc yuzu. La terrasse ombragée d'un chêne centenaire impose une réservation anticipée.
Rue des Orphelines, le chef Quentin Maysou compose des menus carte blanche au gré des saisons dans un décor bohème chic. Sa bistronomie créative décline les Saint-Jacques poêlées au miso de banane et quinoa aux épinards, puis le filet de veau rehaussé de clémentine rôtie et poivre fumé. L'atmosphère conviviale convient aux amateurs de cuisine inventive, sans formalisme excessif.
Deux amis orchestrent ce bistrot contemporain où la cuisine traditionnelle française bénéficie d'une exécution soignée. La poule au pot signature, entièrement désossée et farcie de veau, foie gras et morilles, baigne dans une sauce suprême onctueuse, son bouillon servi en accompagnement comme un cordial réconfortant. Le déjeuner propose une carte renouvelée toutes les trois semaines : poulet aux olives et citron confit, bar rôti au thym—des classiques revisités avec justesse.
Dans une ancienne poissonnerie d'Orthez, ce bistrot animé déploie un décor d'objets chinés et d'assiettes dépareillées qui insufflent une atmosphère chaleureuse. Le paleron de bœuf braisé aux carottes fondantes s'impose comme une valeur sûre, tandis que les services du soir et du week-end privilégient le merlu de ligne et le canard IGP. Le riz au lait au caramel salé et nougatine conclut le repas avec gourmandise.
Questions Fréquentes
Pourquoi le Boulevard des Pyrénées est-il emblématique de Pau ?
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Long d'un kilomètre, ce boulevard-promenade offre une vue dégagée sur toute la chaîne pyrénéenne, du Pic du Midi d'Ossau aux sommets dominant Lourdes. Aménagé au début du XIXe siècle, il relie le château au parc Beaumont et constitue le lieu de promenade par excellence des Palois, particulièrement au coucher du soleil.
Quels quartiers découvrir à Pau ?
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La ville haute autour du château et de la place Royale concentre le patrimoine historique, entre architecture Renaissance et immeubles Belle Époque. Le Hédas, ancien quartier populaire encaissé dans un ravin, a été réhabilité et accueille désormais restaurants et bars. Trespoey, quartier résidentiel développé par les hivernants britanniques, aligne villas cossues et avenues arborées.
Quelles spécialités culinaires caractérisent Pau et le Béarn ?
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Le Jurançon, sec ou moelleux, provient des coteaux visibles depuis la ville et accompagne aussi bien le foie gras que les desserts. La garbure, soupe épaisse au chou et au confit, figure sur la plupart des cartes traditionnelles. L'Ossau-Iraty et le jambon de Bayonne, produits dans les environs, complètent ce répertoire ancré dans le terroir pyrénéen.
Destinations à Proximité
Explorer FrancePau s'est construite autour d'un panorama : la chaîne des Pyrénées déployée face au Boulevard des Pyrénées, cette promenade aménagée sous Napoléon qui reste le cœur de la ville haute. Les hivernants anglais et américains du XIXe siècle, attirés par la douceur du climat béarnais, ont façonné l'urbanisme Belle Époque, planté les palmiers du parc Beaumont et installé le premier golf du continent. Cette histoire se lit encore dans l'architecture de Trespoey et dans une certaine anglophilie locale.
La table paloise puise dans le garde-manger béarnais : garbure, poule au pot d'Henri IV, confits et magrets, fromages d'Ossau-Iraty. Les vignobles de Jurançon descendent des coteaux au sud de la ville ; leurs blancs secs ou moelleux accompagnent le foie gras comme les desserts. Les Halles de Pau, le marché couvert près de la place Clemenceau, concentrent producteurs locaux et artisans, tandis que les bonnes tables se dispersent entre la vieille ville et le quartier rénové du Hédas.