Marotte oppose deux architectures en dialogue : la Maison Ancienne aux décors classiques ornementés et au confort contemporain, et le Cube, aile résolument moderne abritant trois vastes suites dotées de spas et saunas privatifs. Le penthouse conjugue standards écologiques et raffinement absolu. Spa complet et restaurant sur place, à quelques pas de la cathédrale et de la maison de Jules Verne.
Où Dormir
Où Manger
Éric Boutté rend hommage à la Picardie à travers une cuisine actuelle ancrée dans le terroir, dont le chou farci feuille à feuille constitue l'emblème. La salle arbore un bleu de waide, pigment ancestral de la région, marié au béton brut dans un dialogue entre patrimoine et modernité. Les noix de Saint-Jacques marinées sur purée de butternut, rehaussées d'œufs de hareng fumé, illustrent cette approche saisonnière maîtrisée, proposée à des tarifs accessibles.
Frédéric Barette, fort de trente années de métier dont plusieurs auprès de tables étoilées, signe une cuisine française maîtrisée aux accents contemporains. Le menu à l'aveugle décliné jusqu'en sept services séduit les curieux, tandis que la carte célèbre le répertoire classique : lièvre à la royale, ris de veau croustillants au sabayon moutardé, civet de sanglier. La cave privilégie les cuvées singulières, et une grande fresque colorée anime la salle sobre, à deux pas de la cathédrale.
Figure de proue du renouveau gastronomique picard, Stéphane Bruyer orchestre cette table distinguée par le Guide Michelin avec une cuisine ancrée dans le terroir des Hauts-de-France. Gibiers, champignons sauvages, légumes racines composent des menus qui évoluent au fil du marché et de l'inspiration du chef. Dans une salle contemporaine aux murs verts et banquettes turquoise, la cuisine ouverte dévoile un travail précis et engagé.
Ancien humanitaire reconverti, Thomas Dupont s'est formé auprès de Cyril Lignac et Hélène Darroze avant de décrocher une toque Gault & Millau Jeune Talent dès l'ouverture de sa table près de la cathédrale. Dans un décor rehaussé d'une fresque à l'aquarelle, la carte resserrée célèbre un sourcing radical à 100 kilomètres : légumes des hortillonnages, agneau de pré-salé de la Baie de Somme, poissons labelisés Goodfish.
Aux portes d'Amiens, cette auberge de Dury propose une formule audacieuse : le convive choisit le nombre de services, le jeune chef compose le reste selon son inspiration du moment. Sa cuisine moderne, aux associations de saveurs parfois surprenantes, tranche avec le classicisme picard ambiant. Une boutique attenante permet d'emporter ses créations, de l'entrée au dessert, prolongeant l'expérience au-delà de la table.
Questions Fréquentes
Pourquoi Saint-Leu est-il le quartier gastronomique d'Amiens ?
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Ce lacis de canaux au nord de la cathédrale concentre les anciennes échoppes de teinturiers et tanneurs, reconverties en restaurants et bars à vins. La proximité des hortillonnages — jardins maraîchers flottants à quelques centaines de mètres — permet aux chefs de s'approvisionner en légumes cueillis le matin même, une spécificité locale.
Quelle est la meilleure période pour découvrir les hortillonnages ?
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Les jardins flottants sont les plus fournis d'avril à octobre. Le marché sur l'eau du samedi matin, dans Saint-Leu, permet d'acheter directement aux maraîchers. Juin offre la plus grande variété de légumes patrimoniaux, tandis que septembre accueille la Fête des Hortillonnages avec ses barques décorées et visites en barque à cornet.
Comment rejoindre Amiens depuis Paris et la côte picarde ?
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Les trains directs depuis Paris Gare du Nord atteignent Amiens en une heure dix. La Baie de Somme — plus grand estuaire de France, réputé pour ses phoques et son agneau de pré-salé — se trouve à 70 kilomètres vers l'ouest, soit environ une heure de route par le Ponthieu.
Destinations à Proximité
Explorer FranceLa plus haute cathédrale gothique de France domine cette préfecture de la Somme, sa façade occidentale déployant un programme sculpté que les spécialistes considèrent comme le plus complet du XIIIe siècle. En contrebas, le quartier Saint-Leu aligne ses maisons à colombages le long de canaux étroits — ancien territoire des teinturiers reconverti en adresses de bouche où les chefs travaillent les légumes des hortillonnages voisins. Ces jardins flottants, cultivés depuis l'époque gallo-romaine, livrent chaque matin salicornes, poirées et laitues anciennes aux tables du quartier.
L'offre hôtelière se concentre entre la gare et le parvis de la cathédrale, plusieurs établissements occupant des hôtels particuliers Belle Époque dont les ferronneries et parquets d'origine ont été préservés. Côté table, le registre va des maisons étoilées sur les quais aux estaminets de quartier où ficelle picarde et flamiche au Maroilles perpétuent la cuisine de terroir. Les marchés du jeudi et du samedi, place Parmentier, réunissent fromages régionaux, agneau de pré-salé de la Baie de Somme et cidres de la Thiérache.