Ancien monastère du XIIe siècle lové dans les jardins botaniques d'Anvers, cet établissement déploie 108 chambres aux personnalités singulières. Sa réputation gastronomique repose sur quatre restaurants, dont les enseignes Hertog Jan et Fine Fleur totalisant trois étoiles Michelin. Les amateurs d'art et d'architecture contemporaine s'y retrouvent, tandis qu'un spa d'exception avec piscine intérieure et hammam offre une retraite apaisante.
Où Dormir
Trois maisons de maître du XVIIe siècle bordant une ruelle pavée composent cet hôtel de dix chambres où cheminées de marbre et poutres apparentes côtoient un décor contemporain immaculé et des salles de bains Bisazza Bagno saisissantes. Une cour fleurie mène au Bronze Bar et ses feux crépitants; le Restaurant Lilium séduit par ses fresques botaniques. Amateurs d'art, passionnés de mode et familles—la chambre 4 offre une mezzanine accessible par escalier en colimaçon—y trouvent l'adresse la plus élégante d'Anvers.
Sept suites baptisées de noms de pierres précieuses occupent ces maisons de marchands du XVe siècle, où cheminées de marbre d'origine et portail décoratif témoignent d'un passé florissant. Les fresques colorées de l'artiste belge Nils Verkaeren habillent les murs, tandis qu'un jardin intérieur aux topiaires soignés préserve le calme. Réservé aux adultes, l'établissement garantit une atmosphère feutrée, des cocktails sans interruption et des petits-déjeuners silencieux.
Ancienne demeure du XVIIe siècle baptisée le Grand Rubis, transformée en banque avant de devenir hôtel de luxe, cet édifice rococo abrite 139 chambres aux teintes de pierres précieuses. L'architecture théâtrale cohabite avec un confort résolument contemporain. Un jardin privé, l'accueil des animaux de compagnie, ainsi qu'un restaurant et un bar sur place conviennent aux voyageurs attachés au patrimoine sans renoncer au pragmatisme.
Derrière la façade XVIIIe siècle de Kipdorp, colonnes de marbre blanc et volumes majestueux composent le décor de cet établissement boutique de 67 chambres. L'élégance contemporaine dialogue avec le caractère historique des lieux, tandis qu'une bibliothèque et un salon offrent des refuges paisibles. Restaurant et bar complètent l'offre, les amateurs de golf trouvant plusieurs parcours à proximité.
Cet édifice séculaire du Melkmarkt abrite un hôtel de 35 chambres où l'architecture historique côtoie un décor contemporain résolument éclectique. Service de majordome et salles de bains en marbre témoignent d'une attention méticuleuse aux détails. Un jardin privé offre une échappée tranquille, tandis que des vélos sont mis à disposition pour sillonner les ruelles médiévales d'Anvers—une adresse intimiste au service irréprochable.
La table étoilée du chef Kris de Roy constitue le cœur de cette adresse réservée aux adultes, installée dans le village de Bazel en Flandre orientale, à moins d'une demi-heure d'Anvers. Cinq suites se répartissent entre le bâtiment d'origine, au cachet classique, et le Relais de Bazel adjacent, plus contemporain, dont le loft offre une terrasse panoramique. Un pied-à-terre intimiste pour gourmets avertis.
Derrière une façade historique proche du Grote Markt, cette maison de ville de vingt et une chambres s'organise autour d'une cour-jardin paisible, habillée de bois blond et de tons crème aux lignes épurées. Les caves du XVIe siècle abritent un spa intimiste avec hammam, sauna et bain de vapeur, tandis qu'un bar en terrasse offre bières belges et whiskies face à la cathédrale. Une bibliothèque avec cheminée à bois séduit les amateurs de design en quête d'élégance discrète.
Où Manger
Au sommet du Museum aan de Stroom, le chef Viki Geunes orchestre une cuisine trois étoiles d'une rigueur absolue. Sa signature : métamorphoser les mêmes ingrédients—langoustine, oursin en tempura, miso à la mandarine—en plats successifs aux textures radicalement distinctes. Dans un décor épuré où tourne un vieux phonographe, le panorama sur Anvers accompagne chaque assiette, chef-d'œuvre de précision et d'audace maîtrisée.
Dans l'écrin minéral du Botanic Sanctuary Hotel, le chef Gert De Mangeleer déploie une cuisine créative couronnée de deux étoiles Michelin, nourrie d'influences asiatiques et d'une exigence absolue. Son pigeon d'Anjou, rôti au foin puis saisi au binchotan devant les convives, accompagné de foie gras fondu et d'un jus à l'ail fermenté, illustre une maîtrise technique aussi audacieuse que précise. La table du chef permet d'observer cette virtuosité au plus près.
Depuis 1986, Johan Segers défend une étoile Michelin avec une ferveur intacte pour les produits oubliés—pieds de porc, associations terre-mer audacieuses. Dans cette maison du XVIIe siècle au décor rustique et authentique, les assiettes surgissent sous cloche avec un sens du théâtre assumé : boudin blanc escorté de langoustines nacrées, poulet de Bresse nappé d'une crème aux morilles. Un classicisme belge devenu rare.
Edwin Van Goethem tisse avec assurance des accents japonais et nord-africains dans une cuisine classique solidement ancrée. Son filet de chevreuil, nappé d'une sauce à l'argousier et au tamarin, illustre cette approche inventive, tandis que pousses de houblon et wagyu proviennent de producteurs locaux triés sur le volet. Dans un décor opulent prolongé d'une terrasse paisible, l'atmosphère reste chaleureuse et familiale malgré l'étoile au guide.
Face au comptoir de DIM Dining, les convives observent le ballet millimétré du chef Simon van Dun, une étoile au firmament d'Anvers. Sa cuisine fusionne rigueur asiatique, produits belges et audace française : daurade en marinade épicée relevée de liqueur de raisin japonaise, wagyu fumé nappé d'un jus au saké et graisse de bœuf. Le sommelier Jonas Kellens, maître saké, orchestre des accords thés et sakés d'une précision rare.
Derrière les vitres fumées du Botanic Sanctuary Hotel, Jacob Jan Boerma et Thomas Diepersloot déploient une cuisine étoilée où l'audace néerlandaise rencontre la rigueur classique. Leur tartare de Saint-Jacques se pare de truffe noire déclinée en gelée, mousse et crème onctueuse, tandis qu'un chef pâtissier dédié signe des finales d'une égale précision. Accords mets-vins inspirés et présentations en salle par les cuisiniers parachèvent cette table d'exception.
Sous les hauts plafonds d'un loft néo-industriel mêlant pièces vintage et mobilier contemporain, le chef Gianluca Vetrugno déploie une cuisine de la mer d'inspiration italienne couronnée d'une étoile. Carpaccio de gambero rosso rehaussé d'orange sanguine, cannelloni au homard de l'Escaut oriental nappés d'une mousseline champagne-argousier composent une partition précise et inventive. Le café attenant accueille sans réservation pour des moules de Zélande ou pizzas méditerranéennes.
Dans le quartier animé de Nieuw Zuid, le chef Nicolas Misera orchestre une table étoilée vouée aux produits de la mer avec une précision remarquable. Sa cuisine entièrement à la carte célèbre l'anguille de l'Escaut oriental, les noix de Saint-Jacques au boudin blanc et les escargots nappés d'une sauce persillée magistrale. La brioche tiède garnie de jarret, homard, truffe et parmesan rend hommage à son père—signature d'un artiste accompli.
Nathan Van Echelpoel a conquis son étoile Michelin par une cuisine française classique qu'il ponctue de touches acidulées d'inspiration asiatique. Ses déclinaisons de sardines—crues ou en tartare vif—s'accompagnent d'émulsion de plancton, de kohlrabi finement tranché et de mayonnaise chermoula, chaque assiette composée avec une rigueur quasi muséale. Le décor prolonge cette exigence: élégance belge épurée par la sobriété scandinave, marbre et boiseries sombres.
Dans le quartier branché de Nieuw Zuid, Dimitri de Koninck perpétue l'héritage familial avec une cuisine française étoilée où la rigueur classique s'enrichit d'accents inattendus. Sa langoustine à la plancha, laquée au yuzu kosho et accompagnée de mangue-jalapeño et crème de carotte au miso, illustre cette approche précise. Les produits nobles—pigeon d'Anjou, bar sauvage—sont préparés à la minute, tandis que Michelle, maître sommelière, compose une carte des vins d'une profondeur remarquable.
Questions Fréquentes
Quels quartiers d'Anvers privilégier pour une première visite ?
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Le centre historique autour de la Grote Markt et de la cathédrale offre l'approche la plus accessible à pied, avec des hôtels proches des musées et des restaurants. Le Zuid convient à ceux qui privilégient l'art contemporain et l'architecture, tandis que les environs de la gare Centraal permettent un accès direct au quartier diamantaire et d'excellentes connexions ferroviaires vers Bruxelles et Amsterdam.
Quelle est la meilleure période pour visiter Anvers ?
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De la fin du printemps au début de l'automne, les conditions sont idéales pour arpenter la ville. Les attraits intérieurs — de la Maison Rubens au musée MAS — rendent les séjours hivernaux tout aussi intéressants, particulièrement pendant les marchés de Noël. La Fashion Week, fin janvier et en juin, attire les professionnels du secteur mais insuffle aussi une énergie particulière aux rues commerçantes.
Comment Anvers se distingue-t-elle de Bruxelles pour un week-end ?
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Anvers paraît plus compacte et plus facile à appréhender, avec une identité locale plus affirmée. Les scènes mode et design y sont plus concentrées, la culture gastronomique plus cohérente dans son attachement aux produits de qualité, et l'échelle plus humaine. Bruxelles offre une grandeur institutionnelle ; Anvers propose l'intimité d'une cité marchande où le caractère flamand reste intact.
Destinations à Proximité
Explorer BelgiqueAnvers se mérite. Le quartier du Zuid attire les amateurs d'architecture vers ses musées, où d'anciens entrepôts abritent désormais des intérieurs hôteliers parmi les plus saisissants de la ville. Autour du Meir et de la Grote Markt, les façades Renaissance dissimulent des chambres résolument contemporaines. Le quartier diamantaire, à deux pas de la gare Centraal — elle-même un monument qui justifie le voyage —, vibre d'une énergie bien distincte du calme créatif de la Nationalestraat et de ses maisons de mode.
La scène gastronomique reflète des siècles de prospérité marchande mêlée à la créativité flamande d'aujourd'hui. Des chocolatiers de troisième génération travaillent à quelques mètres de jeunes chefs qui réinventent les poissons de la mer du Nord et les produits de la Campine. La culture du café est ancrée dans les habitudes — les Anversois prennent leur rituel matinal au sérieux, que ce soit dans un torréfacteur minimaliste ou un café Belle Époque aux dorures intactes. Le soir venu, les rues autour de la Grote Pieter Potstraat et du quartier des antiquaires de la Kloosterstraat révèlent bars à vin et adresses cocktails qu'on a le plaisir de découvrir soi-même.