La vallée de Paro accueille la plupart des voyageurs, sa piste unique bordée de rizières en terrasses et de fermes traditionnelles reconverties en maisons d'hôtes. De là, la route s'élève vers Thimphu, capitale sans feux de signalisation, où quelques établissements contemporains occupent des positions en surplomb de la rivière Chuu. Le code architectural est strict : murs blanchis à la chaux, ossature bois, encadrements de fenêtres peints. Même les constructions récentes s'y conforment, conférant aux hébergements de la région une cohérence visuelle rare en altitude.
Au-delà de ces deux pôles, la vallée de Punakha bénéficie d'un microclimat plus doux et d'un rythme apaisé. Les adresses y privilégient les emplacements en bord de rivière, souvent à distance de marche du dzong situé au confluent des rivières Mo et Pho Chuu. La restauration reste centrée sur les hôtels ; l'ema datshi et le riz rouge figurent sur la plupart des cartes, aux côtés d'options internationales. Côté bars, l'offre est volontairement restreinte — dans ce royaume bouddhiste, le Bonheur National Brut prime sur la vie nocturne.