Grande Dame de la rue Sherbrooke, cet établissement centenaire a accueilli Churchill, de Gaulle et Elizabeth Taylor entre ses murs dorés. Daniel Boulud y orchestre Maison Boulud, cuisine française aux accents québécois accompagnée d'une carte de trois cents vins, tandis que le premier bar Dom Pérignon du Canada trône dans le Palm Court. Sur le toit, une piscine d'eau salée chauffée embrasse le panorama urbain; en contrebas, le Jardin du Ritz abrite fontaine et canards.
Explorer Montreal
Où Dormir
Monument du modernisme des années 1950 métamorphosé par une rénovation majeure, le Fairmont The Queen Elizabeth déploie sur 21 étages une collection permanente de 123 œuvres d'artistes canadiens. La suite du 17e étage reconstitue le célèbre bed-in de John Lennon et Yoko Ono, tandis qu'un jardin sur le toit et ses sept ruches alimentent le restaurant Rosélys en miel et produits frais. Un lieu fait pour les familles, les amateurs d'art et les esthètes du design.
L'ancien manoir néo-Renaissance de 1880 du baron écossais George Stephen conserve boiseries et vitraux d'époque dans son restaurant et son bar, tandis qu'une aile moderne abrite 90 chambres aux conforts pointus : douches à chromothérapie, planchers chauffants, cheminées à gaz. Les suites des derniers étages atteignent 500 m² avec baies vitrées sur les gratte-ciel. Spa, salle de sport et vélos en libre-service complètent l'offre ; familles et animaux sont bienvenus.
Ancien immeuble de bureaux des années soixante reconverti, cet établissement du centre-ville a déclenché la vague des hôtels-boutiques montréalais. Les chambres de style loft baignent dans la lumière grâce aux fenêtres d'origine, tandis que la literie en coton égyptien et bambou a conquis tant d'adeptes qu'elle se décline désormais chez Simons. Au rez-de-chaussée, Le Boulevardier sert une cuisine de brasserie française sous les décors flamboyants signés Zébulon Perron.
Face à la basilique Notre-Dame, quatre bâtiments néoclassiques du XIXe siècle abritent 169 chambres où murs de briques apparentes côtoient draps Frette et cheminées d'époque. Les cinq Penthouses conjuguent détails architecturaux d'antan et Jacuzzis contemporains. La Brasserie 701 décline une carte française tandis que le Kyo Bar Japonais cultive l'atmosphère des izakayas tokyoïtes. Au huitième étage, la terrasse sur le toit sert son cocktail signature, L'Horizon Doré. Le Rainspa et son hammam parachèvent l'escapade urbaine.
L'Antonopoulos Group a façonné ce boutique-hôtel de 24 chambres dans un édifice historique du Vieux-Montréal, évoquant la bohème européenne du XIXe siècle par ses briques apparentes, ses pierres contemporaines et ses parquets dignes d'un loft urbain. Un bistrot à l'ancienne fait office de réception, ses effluves de pâtisseries artisanales cédant le soir à une ambiance de lounge branché, tandis que clubs secrets et galeries parsèment le quartier.
Tour aux teintes rosées du Golden Square Mile, cet établissement de 169 chambres arbore le papier peint vert forêt signé Zébulon Perron, créé à partir d'une photographie prise au sommet du Mont-Royal. Le restaurant de Marcus Samuelsson, première adresse canadienne du chef, propose une cuisine axée sur les produits de la mer. Le spa Guerlain offre l'unique circuit d'hydrothérapie Kneipp de la ville, tandis que les familles apprécient tipis et peignoirs miniatures fournis gracieusement.
Derrière la façade de pierre d'une ancienne manufacture de tapis du XVIIIe siècle, trente chambres uniques déploient leur esthétique industrielle contemporaine : sols de béton poli, fauteuils Eames d'époque, baignoires ovoïdes sur pieds. Certaines offrent des terrasses privées dominant le Vieux-Montréal, toutes accueillent les animaux de compagnie. Un refuge minimaliste où le service personnalisé s'adresse aux couples en quête d'intimité soignée.
Deux demeures du XVIIIe siècle dialoguent avec un atrium de verre vertigineux et une tour contemporaine dans le Vieux-Montréal. Les chambres épurées, habillées de noir et blanc, exposent des œuvres choisies avec soin. Le spa complet propose hammam et sauna, tandis que le Living Room séduit avec sa collection de vinyles et son billard. En hauteur, Perché et la Terrasse offrent une table en plein air face aux toits de la ville — l'adresse des esthètes urbains.
L'ancien siège de la Banque du Canada dissimule une métamorphose spectaculaire : moquette noire à chevrons, fresques baroques et éclats de bleu électrique composent des chambres résolument théâtrales. Les suites d'angle WOW déploient leurs terrasses privées sur la ville, tandis que le bar Living Room s'impose comme rendez-vous cosmopolite. Spa, fitness et accueil des animaux complètent cette adresse au tempérament affirmé.
Où Manger
Formé à la pâtisserie avant de se tourner vers le salé, Patrice Demers apporte une rigueur de confiseur à cette table étoilée du quartier Pointe-Saint-Charles. Ses champignons grillés au feu de bois, coiffés d'une arlette croustillante et d'un sabayon au laurier et genièvre, incarnent sa philosophie : l'été, le menu devient presque entièrement végétal, magnifiant le terroir québécois. Réserver relève de l'exploit.
Sur les rives boisées du lac Bellemare, le chef Samy Benabed pratique une cuisine locavore nourrie de techniques scandinaves—lacto-fermentation, déshydratation, salaisons maîtrisées. Son tartare de venaison, rehaussé de mayonnaise au wasabi et de groseilles fermentées, illustre cette approche rigoureuse du terroir québécois. La salle à manger, aménagée de matériaux recyclés dans un esprit chalet, ouvre sur le lac et la forêt environnante. L'Étoile Verte Michelin salue cet engagement durable.
Derrière une façade discrète de la rue Sainte-Catherine, le chef François Nadon propose une cuisine moderne aux accents internationaux d'une précision remarquable : céleri-rave frit au panko accompagné d'un coulis de poire crue et de miso, pétoncles juste saisis sur beurre de noisette et déclinaison de courgettes. La pâtissière Léa Godin Beauchemin signe des desserts inventifs, sorbet poire et purée de courge sur granité de babeurre. La carte des vins de Minh Doan parachève l'ensemble.
Murs noirs, béton ciré et rock joué à plein volume composent le décor de cette adresse du Plateau inspirée du mythique Cabaret de l'Enfer montmartrois. Le chef italien Massimo Piedimonte signe des bouchées sophistiquées d'une précision remarquable : pétoncles saisis au barbecue, condiment au safran, courgettes façon lasagne braisées au barbecue, jus de champignons et fondant au jaune d'œuf. L'atmosphère évoque les clubs londoniens rétro, la cuisine vise l'excellence.
Dans cette adresse d'Outremont, la cuisine syrienne et ottomane se déploie autour d'un gril à charbon visible depuis la salle, où les chefs façonnent le pain à la commande. L'agneau, décliné en plusieurs cuissons, dialogue avec le pastirma fumé et la fraîcheur éclatante du fattoush. Une équipe expérimentée orchestre le repas avec chaleur, composant une table généreuse pour les amateurs de saveurs affirmées.
Derrière une façade discrète du Vieux-Montréal, banquettes de cuir et plafonds lambrissés composent un décor d'auberge raffinée où les fruits de mer règnent en maîtres — huîtres, crevettes sauvages, couteaux servis dans leur plus simple expression. La cuisine ouverte sépare deux salles animées par des airs des années 80 et 90, tandis que les assiettes à partager déclinent spécialités maison et inspirations du jour. Cave éclectique, des crus français aux vins orange.
Sous les huit mètres de plafond d'un ancien atelier ferroviaire aux murs de brique rouge datant de 1904, le chef Marc-André Jetté décline chaque semaine une carte où le légume règne en maître et où presque tout, desserts compris, passe par l'imposante cheminée centrale. Les convives installés au comptoir observent le ballet des flammes, accompagnés par la cave de sept cents références du sommelier primé Hugo Duchesne.
Pilier de la gastronomie montréalaise, La Chronique perpétue une tradition d'élégance à travers sa cuisine japonisante aux produits d'exception. Pétoncles d'Hokkaido et omble chevalier de Gaspésie composent des assiettes d'une précision remarquable, proposées à la carte ou en menus dégustation. Le service cérémonieux accompagne chaque repas jusqu'aux desserts magistraux, tandis que la carte des vins réserve d'heureuses découvertes aux amateurs éclairés.
Seul aux commandes de sa cuisine ouverte, le chef britannique Marc Cohen compose un menu dégustation au fil des saisons, puisant chez ses producteurs locaux et sa propre boucherie voisine. La cuisine française se teinte d'accents britanniques assumés : thon germon sur crumpet à la moelle, gratin de tripes aux truffes de Bourgogne. L'atmosphère feutrée et la carte des vins bien pensée appellent au tête-à-tête.
Dissimulé derrière une entrée discrète près du Château Ramezay, ce restaurant déploie ses murs de pierre et poutres anciennes dans une atmosphère de club privé. Fauteuils de cuir et lumière tamisée accompagnent une cuisine française tournée vers la mer : flétan au confit de bacon, truite confite à l'huile d'olive. Les sauces, précises et contrastées, révèlent chaque produit de saison avec justesse.
Que Faire
Seul établissement montréalais à proposer l'hydrothérapie Kneipp, ce sanctuaire Guerlain déploie bassins thermaux alternés et sentier de galets arrondis pour une réflexologie naturelle. Chaque soin débute par le choix d'un thème olfactif, prélude aux rituels signatures tels La Noblesse—massage de quatre-vingt-dix minutes suivi d'un bain revigorant et d'une coupe de champagne. La suite Tonka Imperiale accueille les couples en quête d'intimité raffinée.
Questions Fréquentes
Quels quartiers montréalais offrent les meilleurs emplacements hôteliers ?
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Le Vieux-Montréal séduit par son atmosphère historique, ses rues pavées et l'accès au fleuve — idéal pour une première visite. Le centre-ville place les grands musées et le shopping de Sainte-Catherine à proximité. Le Mille carré doré offre un cadre résidentiel calme avec accès facile au mont Royal. Pour une immersion plus locale, quelques adresses existent près du Plateau-Mont-Royal, mais les options restent limitées.
Comment se manifeste le bilinguisme dans les hôtels montréalais ?
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Le personnel des établissements majeurs passe du français à l'anglais avec fluidité, mais saluer en français — même un simple « bonjour » — relève de l'étiquette locale et sera toujours apprécié. Affichage, menus et documents imprimés paraissent principalement en français conformément à la loi provinciale, ce qui renforce cette atmosphère européenne qui distingue Montréal des autres métropoles nord-américaines.
Comment les saisons influencent-elles un séjour hôtelier à Montréal ?
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L'été et le début de l'automne correspondent à la saison des festivals — jazz en juin-juillet, humour en juillet, cinéma en août — période où les hôtels du centre affichent complet et les tarifs atteignent leur maximum. L'hiver transforme la ville en destination de climat froid où les souterrains relient les grands hôtels aux commerces et restaurants. Le printemps offre des tarifs avantageux, mais la météo reste variable jusqu'en avril.
Destinations à Proximité
Explorer CanadaLe paysage hôtelier montréalais épouse la double identité de la ville : d'un côté le Vieux-Montréal et ses entrepôts reconvertis du dix-neuvième siècle, murs de pierre et vues sur le fleuve ; de l'autre les tours de verre du centre-ville et l'effervescence créative du Mile End et du Plateau. La langue française imprègne chaque interaction, du service du matin à la carte des vins, mais l'accueil conserve cette aisance nord-américaine qui simplifie les formalités.
L'emplacement compte. Les adresses de la rue Saint-Jacques placent Notre-Dame et le Vieux-Port à quelques pas ; celles près de Sherbrooke rapprochent du Musée des beaux-arts et des pentes du mont Royal. L'été transforme les terrasses en prolongement naturel de la chambre, tandis que l'hiver rend spas et piscines chauffées essentiels. Les tables d'hôtels rivalisent souvent sérieusement avec les restaurants indépendants — reflet d'une culture gastronomique qui irrigue tous les étages de l'industrie hôtelière.