Dans ce manoir néo-Tudor aux vitraux colorés et aux boiseries précieuses, Stéphane Ringer et Rémi Gornet orchestrent une table étoilée d'une belle rigueur. Homard, langoustines, turbot et ris de veau composent des assiettes modernes, servies sous les hauts plafonds ou dans la véranda au toit ouvrant. Les chariots de fromages et de desserts prolongent le repas avec générosité, accompagnés d'une cave riche en bordeaux.
Là où se dressait autrefois l'ermitage du Père Joseph, devenu station de ski, Benoit Potdevin — chef étoilé du K au Domaine de la Klauss en Moselle — compose une cuisine ancrée dans le terroir vosgien. La truite cuite doucement, accompagnée de chanterelles et d'une sauce au vin jaune soyeuse, précède un pigeon des Vosges servi en deux services avec navets et condiment cerise. Un menu végétarien témoigne de la même rigueur, dans une atmosphère quasi monastique.
Ancien lavoir reconverti sur la Plaine des Vosges, Burnel perpétue depuis 1919 une tradition familiale sous ses poutres apparentes. Le chef Maye Cissoko y décline une cuisine saisonnière d'une précision remarquable, récompensée d'une étoile : maigre de ligne saisi au beurre de noisette, petits pois à la française, sauce marinière. En dessert, les cerises burlat flambées à la verveine côtoient un chiboust citron d'une fraîcheur éclatante.
Au creux de la vallée d'Abreschviller, cette auberge familiale déploie une salle élégante aux accents forestiers et une vaste terrasse couverte ouvrant sur un parc verdoyant. La cuisine épouse le rythme des saisons : truites d'un élevage voisin, girolles cueillies en sous-bois, risotto aux Saint-Jacques. Le tartare de bœuf coupé au couteau s'impose comme une signature, témoignant d'un savoir-faire contemporain ancré dans le terroir vosgien.
Formé auprès de Jean Albrecht au Vieux Couvent de Rhinau, Lutz Janisch orchestre une cuisine aux accents multiples dans cette table de Bitche. Strozzapreti façonnés maison accompagnent des encornets farcis aux crevettes, tandis que le tempura de caille côtoie les crêpes Suzette au Grand Marnier. La truite d'Eguelshardt et les légumes de Sturzelbronn ancrent ce répertoire cosmopolite dans le terroir vosgien.
Depuis cinq générations, cette imposante bâtisse de type chalet domine les hauteurs de Gérardmer et perpétue une tradition gastronomique vosgienne rigoureuse. La cuisine classique s'ancre dans le terroir—foie gras de canard, gibier, poissons d'eau douce, escargots—travaillés avec des produits d'exception. La carte des vins, d'une ampleur remarquable, mérite à elle seule le détour.
Julien Jeanselme perpétue un héritage familial remontant à 1936, année où son arrière-grand-père décrocha une étoile Michelin. Sa terrine de montagne « Ernest Jeanselme » rend hommage à cette lignée, tandis que sa cuisine franche puise dans le terroir vosgien tout en s'autorisant des échappées provençales — la soupe de poisson en témoigne. Une table sincère et chaleureuse.
Derrière une façade aux tons prune et lavande, un ancien sous-chef de la Villa René Lalique compose une carte courte ancrée dans le terroir vosgien. La truite marinée se pare de raifort, roquette et huile fumée, tandis que les gaufres croustillantes aux mirabelles caramélisées et glace au fromage blanc concluent le repas en douceur. Le menu du déjeuner affiche un rapport qualité-prix remarquable, servi avec une hospitalité chaleureuse.
Dans le village natal de Claude Lorrain, cette table intimiste décline une cuisine de terroir généreuse et maîtrisée. Le filet de bœuf Hereford, escorté d'une béarnaise maison, côtoie des ris de veau aux morilles d'une belle justesse, tandis que le thon rouge révèle des aspirations plus contemporaines. La carte des vins, finement composée, accompagne avec intelligence ce répertoire gourmand ancré dans les Vosges.
Maison de caractère à l'écart de l'agitation, Le Clos Heurtebise accueille ses convives dans une atmosphère chaleureuse orchestrée par un couple passionné. La cuisine contemporaine s'exprime à travers des assiettes soignées—omble chevalier mariné sur mousse de petits pois, pavlova aux fraises gariguettes. Aux beaux jours, la terrasse dévoile un panorama sur les sommets vosgiens, invitation à prolonger le repas.
Questions Fréquentes
Qu'est-ce que l'Imagerie d'Épinal et peut-on la visiter ?
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L'Imagerie d'Épinal est une manufacture fondée en 1796, célèbre pour ses estampes populaires représentant saints, soldats, contes et scènes napoléoniennes. L'atelier reste en activité quai de Dogneville et propose des visites guidées : on y observe des artisans actionner des presses du XIXe siècle et colorier les feuilles au pochoir. Un musée attenant présente deux siècles de production graphique française.
Quand se déroule la saison de ski dans les Vosges ?
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Les stations vosgiennes ouvrent généralement de mi-décembre à fin mars, selon l'enneigement. La Bresse-Hohneck, plus grand domaine, culmine à 1 363 mètres et combine ski alpin et vastes pistes de fond. Gérardmer et Le Markstein offrent des alternatives plus intimistes. Les Vosges, exposées aux perturbations atlantiques mais moins élevées que les Alpes, présentent un enneigement optimal en janvier-février.
Quelles villes thermales des Vosges proposent des cures ?
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Vittel et Contrexéville, au nord-ouest d'Épinal, conservent leurs pavillons Belle Époque construits autour de sources minérales mondialement connues. Plombières-les-Bains, au sud-est vers la Route des Crêtes, revendique des origines romaines et des thermes Second Empire. Bains-les-Bains se spécialise dans les affections cardiovasculaires. Chaque station maintient un établissement thermal proposant cures conventionnées et soins à la journée.
Destinations à Proximité
Explorer FranceLe massif vosgien s'élève entre Alsace et Lorraine, ses ballons arrondis couverts de sapinières et de hêtraies qui s'éclaircissent en altitude pour former les chaumes. Épinal ancre le versant occidental : préfecture de 30 000 habitants où la Moselle serpente au pied d'une basilique du XVe siècle et de l'Imagerie, manufacture d'estampes populaires active depuis 1796. La vieille ville s'organise autour d'une place des Vosges à arcades — antérieure à son homonyme parisienne — où le marché du samedi aligne Munster fermier et tartes aux myrtilles sous des façades Renaissance.
L'hébergement épouse les reliefs. À Épinal et dans les villes thermales — Vittel, Contrexéville, Plombières-les-Bains —, d'anciens palaces Belle Époque et des maisons d'hôtes occupent les bâtiments qui accueillirent l'aristocratie européenne en cure. En altitude, autour de Gérardmer et La Bresse, chalets de ski et refuges lacustres font face aux crêtes. La Route des Crêtes suit la ligne de faîte à 1 200 mètres, reliant les fermes-auberges où les marcaires servent roïgabrageldi, collet fumé et tomme fraîche après une randonnée matinale dans les clairières à myrtilles.