Les remparts médiévaux de Dinan dominent l'estuaire de la Rance, protégeant une cité qui a peu changé depuis l'époque des ducs de Bretagne. Les maisons à colombages s'inclinent dans les ruelles autour de la place des Merciers, tandis que le vieux port en contrebas — accessible par la pentue rue du Jerzual — conserve ses chantiers navals et ses terrasses face à l'eau. De l'autre côté de la Rance, Dinard affiche un tout autre registre : des villas Belle Époque dévalent vers les criques de sable fin, leurs tentes de bain rayées évoquant l'âge d'or de la station, quand l'aristocratie britannique en fit le rendez-vous de la Côte d'Émeraude.
Les deux villes fonctionnent en complémentarité. Dinan attire les visiteurs vers son marché du samedi sous la Tour de l'Horloge et vers des restaurants installés dans des caves de pierre où l'on sert galettes de blé noir et cidre fermier. À Dinard, la Plage de l'Écluse reste le centre de la vie sociale, encadrée par le Grand Casino et d'anciennes demeures aristocratiques reconverties en hôtels. Le microclimat local permet aux palmiers de passer l'hiver ; le sentier côtier reliant les plages traverse des jardins où prospèrent des espèces méditerranéennes étonnamment acclimatées à ces latitudes.