Premier véritable palace de Cuba, cet établissement Kempinski trône dans la vieille Havane, cerné de boutiques de luxe annonçant la métamorphose de la ville. Ses 246 chambres contemporaines disposent du wi-fi, encore rare ici, tandis qu'un spa aux standards genevois et plusieurs restaurants surpassent nettement la concurrence locale. L'adresse s'impose aux voyageurs préférant le raffinement européen à la patine coloniale.
La lumière zénithale inonde un hall majestueux cerné d'arcades coloniales et de colonnes de pierre, évocation directe de La Havane espagnole du XIXe siècle. L'Hotel Florida ne compte que 25 chambres aux plafonds à poutres, sols de marbre et salles de bains habillées du caractéristique marbre vert cubain. Le soir, un piano-bar animé prolonge l'atmosphère d'un autre temps, à quelques pas de la Plaza de Armas.
Grande dame de 473 chambres, le Nacional conserve intact le lustre de son âge d'or, époque où Hemingway, Sinatra et Sartre arpentaient ses couloirs. Ses jardins généreux et sa piscine dominant le Malecón offrent un décor figé dans l'ambre du temps. L'établissement s'adresse aux voyageurs qui privilégient l'authenticité historique au luxe contemporain—une immersion rare dans la Havane d'autrefois.
Ancienne manufacture de tissus reconvertie avec élégance, l'Hotel Raquel déploie son architecture Art Déco au sein du quartier juif historique de La Havane. Ses 25 chambres portent des noms bibliques, tandis que le restaurant Jardín del Eden propose une cuisine juive traditionnelle, fait rarissime à Cuba. Un choix singulier pour les voyageurs en quête d'un patrimoine havanais méconnu.
Il y a un siècle, l'Hotel Telégrafo comptait parmi les adresses les plus prestigieuses d'Amérique latine. La reconstruction de 1911 a conservé les arcades de brique coloniales visibles dans le patio intérieur, aujourd'hui rehaussées d'un mobilier contemporain et d'œuvres cubaines modernes dans les 63 chambres. Le Restaurant Telégrafo propose une cuisine locale et internationale en terrasse sous les anciennes voûtes—un refuge intimiste pour voyageurs sensibles au patrimoine.
Questions Fréquentes
Quel quartier de La Havane offre la meilleure expérience hôtelière ?
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Habana Vieja concentre les établissements les plus atmosphériques — bâtiments coloniaux restaurés autour de places classées UNESCO, à distance de marche des sites historiques, galeries et meilleurs paladares. Le Vedado convient à ceux qui recherchent des rues plus calmes, la proximité de l'océan et l'accès à la scène jazz autour de La Rampa.
Que faut-il savoir sur la monnaie et les paiements à La Havane ?
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Cuba fonctionne principalement en peso cubain (CUP), bien que les établissements touristiques acceptent de plus en plus l'euro et parfois le dollar américain. Les cartes bancaires émises par des banques américaines restent problématiques. Apportez suffisamment d'espèces en euros et changez dans les bureaux CADECA officiels ou à la réception des hôtels.
Quelle est la meilleure saison pour visiter La Havane ?
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De novembre à avril, le temps chaud et sec est idéal pour explorer à pied. La saison des pluies de mai à octobre apporte des averses l'après-midi mais moins de visiteurs et une vie de rue plus authentique. La saison des ouragans culmine d'août à octobre — à surveiller mais rarement perturbante pour les séjours urbains.
Le parc hôtelier havanais occupe les vestiges d'une ville figée dans l'ambre architectural. Centro Habana et Habana Vieja proposent des demeures coloniales restaurées derrière des façades patinées, leurs cours intérieures reconverties en refuges intimes avec mobilier d'époque et conforts contemporains. Le front de mer du Malecón et les avenues ombragées du Vedado offrent un registre différent — immeubles modernistes des années cinquante avec vues sur l'océan et le charme suranné de La Havane d'avant la révolution.
Le rythme ici est plus lent, plus délibéré. Attendez-vous à des ascenseurs à manivelle, des chambres où le fantôme d'Hemingway commande encore des daiquiris, un personnel qui se souvient de Sinatra au Nacional. Au-delà des hôtels, La Havane se déploie en strates : les pavés de la Plaza Vieja, les clubs de jazz de la Calle Obispo, les façades pastel qui s'effritent photogéniquement sous la lumière caribéenne. Le café du matin arrive avec le grondement des Chevrolet d'époque, les soirées se dissolvent dans le rhum, le son cubano et des conversations qui s'étirent jusqu'aux petites heures.