Mon bilan après 6 mois de vie nomade

Je vous écris ces quelques lignes depuis Robe, une petite station balnéaire du sud de l’Australie où j’ai posé mes valises pour la nuit. Je suis actuellement en plein road trip au pays des kangourous et c’est l’occasion pour moi de faire le point sur mon mode de vie nomade qui fête son 6ème mois. Depuis mon départ de Toulouse le 1er avril dernier, j’ai beaucoup réfléchi sur mes aspirations, mes besoins et surtout sur moi-même. Je vous livre donc dans cet article les 10 fondamentaux que j’ai appris depuis le début de cette aventure.

1) Je me sens chez moi partout

C’était l’une des principales craintes avant mon départ : comment se sentir chez soi quand on passe d’une nuit à deux mois maximum dans un lieu ? Je me suis rendue compte de l’importance d’un rituel : il suffit maintenant que j’enfile mon pyjama et que je sorte mon kindle pour que je passe une nuit comme si j’étais chez moi ! L’élément indispensable à cela reste bien évidemment que le logement ou la chambre soit suffisamment confortable à mon goût. Ce sont des détails mais juste le fait de sortir mes affaires de toilettes et je me sens « installée ».

J’ai compris aussi suffisamment tôt l’importance du rituel auquel j’essaye de m’astreindre avec par exemple avec ma séance de méditation tous les matins, peu importe ou je sois à travers le monde, ou bien mon thé Mariage Frères dont j’ai quelques sachets dans mes bagages !

Mon rituel à Bangkok : passer une heure en fin d’après midi à bouquiner au bord de la piscine !

2) Je ne suis pas aussi matérialiste que je le pensais

Revenons quelques mois en arrière en Février dernier quand j’étais chez moi à Toulouse à faire du tri dans mon dressing. Je n’avais déjà pas beaucoup de matériel, ni de vêtements mais j’ai quand même dû me séparer des deux tiers d’entre eux. J’ai eu l’impression de partir avec si peu mais aujourd’hui j’ai l’impression d’en avoir bien plus que nécéssaire. C’est une autre manière de consommer, j’ai peu de vêtements, ils doivent être polyvalents et confortables, facile à entretenir et qui ne se froissent pas, sans tirer un trait sur le style et la féminité ! Mais au final je me rends compte qu’à ce jour, avoir un dressing rempli de vêtements ne fait plus partie de mes priorités.

3) La vie nomade est un catalyseur d’expériences

En six mois, j’ai grandi bien plus que les dernières années que j’ai passé en mode sédentaire à Toulouse. Certes je voyageais beaucoup mais cela n’a rien à voir ! Vivre à l’étranger, et qui plus est changer de pays très régulièrement, demande un sens de l’adaptation assez grand. Cela me place quotidiennement dans des situations où je dois m’adapter et cela me fait évidemment évoluer chaque jour. Du chauffeur de taxi à Bangkok qui ne parle pas bien l’anglais et de qui je dois me faire comprendre, aux commerçants de Portland qui sont hyper friendly et papotent sans même te connaître, les différences sont grandes d’un pays à l’autre !

4) Je n’ai pas de planning trop défini à l’avance

Au tout début, je pensais que le fait d’avoir un planning défini sur les 6 prochains mois allait me rassurer mais c’est tout le contraire. Nous devions par exemple rester 5 mois à Bangkok (de mi-avril à mi-septembre) et nous sommes repartis au bout de 2 mois seulement. Il est très difficile pour moi de savoir si une ville va me plaire, si je ne vais pas avoir envie au bout de quelques semaines de quelque chose de radicalement différent c’est pourquoi aujourd’hui je ne planifie pas trop à l’avance. A ce jour, j’ai un programme jusqu’au 2 janvier 2018 (et encore parce que les fêtes de Noël nous obligent un peu à nous organiser à l’avance) mais je ne souhaite pas trop prévoir et laisser libre court à mes envies.

Envie de soleil ? J’ai mis le cap sur l’Australie début décembre !

5) La sociabilisation en mode nomade est complexe

Difficile de tisser des liens quand on bouge beaucoup. Quand je suis resté 2 mois à Bangkok ou même à Portland aux USA, j’ai facilement rencontré des personnes vivant sur place mais cela devient vite mission impossible quand on reste quelques jours seulement !

Je me suis rendue compte que le fait d’être dans un pays où les locaux sont sympas est important pour sociabiliser un minimum comme par exemple avec la serveuse en allant prendre son café. C’est quelques chose que j’ai un peu regretté à Bangkok car les locaux (et même les jeunes dans les lieux occidentalisés) parlent très peu anglais donc c’est très difficile d’échanger même pour quelques phrases !

Coffee time à Portland !

6) L’organisation quotidienne est un job à plein temps

Je passe énormément de temps à organiser le quotidien. Il faut sans cesse trouver le supermarché, le café sympa où l’on peut se poser, le restaurant où l’on va manger ce soir, sans parler des hôtels ou appartements, les activités, …. c’est vraiment un job à plein temps, qui me passionne certes mais ce n’est pas de tout repos. Heureusement que j’ai passé ces dernières années à organiser mes voyages, cela m’a appris à choisir et repérer les bons hébergements et restaurants assez rapidement !

Trouver le bon quartier où se loger ? Pas toujours facile de dénicher le bon spot comme ici à Pearl District au coeur de Portland.

7) Je suis profondément attachée à la France

Avant mon départ si vous m’aviez demandé si j’étais attachée à mon pays de naissance, celui où j’ai passé toute ma vie, je vous aurais surement dis que je pouvais m’en passez et ne pas y revenir pendant quelques années ! Et bien je me rends compte aujourd’hui hui que c’est bien faux ! En effet, en m’éloignant de ce quotidien qui me semblait un peu universel, je me rends compte à quel point je suis attachée à des choses fondamentales de la culture française. L’exemple le plus flagrant est celui de la gastronomie, difficile pour moi de me détacher de ces pâtisseries françaises qui me sont chères ou bien du fromage français. Même chose avec l’architecture : en passant quelques temps aux USA, au Canada ou bien en Australie, c’est à dire dans des pays « jeunes », je me rends compte de mon attrait pour l’architecture et la culture française.

De passage en France en Octobre, l’occasion de faire le plein de gourmandises comme ici au Meurice !

… mais aussi de bon fromages au Relais Bernard Loiseau !

8) J’ai besoin de dépaysement … dans un pays occidentalisé !

Pour me poser quelques semaines, j’ai besoin d’être dans un pays occidentalisé. Certes pour les voyages je m’adapte aux cultures plus exotiques mais pour un semblant de quotidien, il m’est indispensable d’avoir mes repères d’occidentale. Bangkok est par exemple une ville dépaysante mais on retrouve toujours des centres commerciaux avec librairies, boutiques de déco et autres qui permettent d’avoir un semblant de repères.

Le Central Embassy à Bangkok est parfait pour une touche occidentale !

9) Des notions qui me sont chères

J’ai quitté Bangkok au bout de 2 mois pour la simple et bonne raison que la nature me manquait ! Nous avons fait cap sur le Canada (pour le coup le besoin de nature a été vite comblé) car bien que Bangkok soit une ville super sympa à vivre, c’est aussi une ville ou les arbres et un semblant de verdure est quasi absent. Dans mon quotidien à Toulouse, je montais a cheval quotidiennement et j’avais donc mon « shoot » quotidien, ce qui me permettait de profiter d’une vie citadine en plein cœur de la ville. Mais à Bangkok ce besoin s’est fait trop intense et je me suis rendue compte à quel point j’en avais besoin pour mon équilibre.

Une bonne dose de nature au Canada au parc national de Jasper en juillet dernier

10) Je dois prendre en compte ma fatigue

Un rythme de vie comme celui-ci est assez intense et fatigant. Cela fait par exemple plus de 2 semaines que nous sommes en road trip en Australie, à changer quasi quotidiennement de logement et à rouler 2 à 3 heures par jour. Nous allons enchainer sur un autre road trip jusqu’au 17 décembre ce qui fera un mois et demi sur la route. J’ai appris que même si je me trouve dans un endroit où il y a des choses à voir ou à visiter, c’est important aussi de se reposer et de passer l’après midi tranquille à bouquiner alors qu’il fait un soleil radieux et que tous les touristes sont dehors à explorer. Il faut savoir économiser et ne pas trop enchainer, au risque de finir sur les rotules. C’est aussi dans ces journées de fatigue où mon ancien chez moi à Toulouse me manque un peu, j’aurais envie à ce moment là de me pelotonner au fond de mon canapé avec mes livres pour une journée de détente … mais ce sentiment passe vite, le lendemain c’est déjà oublié !

Une journée de repos dans la vallée de l’Okanagan pendant notre road trip au Canada ! Pas grand chose au programme, juste admirer la vue !

En écrivant cet article, je me rends compte à quel point ces 6 mois de vie nomade m’ont permis d’apprendre sur moi-même et sur mes besoins et de remettre en perspective mes aspirations et mes priorités. J’imagine que les 6 prochains mois vont m’apprendre autant ! Ce mode de vie c’est avant tout pour moi une manière d’évoluer sur le plan personnel. Quant à la question de la date de fin, ce n’est pour l’instant pas prévu au programme !

La vie nomade ca vous tente ? N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires ou de vos questions dans les commentaires ou sur les réseaux sociaux.

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